Images aléatoires

Lundi 6 juillet 2009
Devenir la "famille de vacances" d’un enfant qui ne pourrait partir autrement est une expérience enrichissante qu’il faut préparer.

Cette année plus que jamais, les associations sont à la recherche de familles volontaires pour accueillir un enfant qui, sinon, ne partirait pas en vacances, parce qu’il a un père et une mère ou l’un des deux en grande difficulté. Sauf cas exceptionnel, l’enfant n’est pas orphelin.

Le Secours populaire français, le Secours catholique et Sol En Si (Solidarité Enfants Sida), trois associations expérimentées, assurent le suivi de cette belle aventure.

Un choix réfléchi

On n’annonce pas du jour au lendemain à un enfant qu’il va être séparé des siens et envoyé dans une famille. "Les parents qui s’adressent à nous et que nous assistons peuvent opter pour une colonie de vacances ou pour une “famille de vacances”. Le choix se fait de façon réfléchie, en fonction des préférences des parents et de celles de l’enfant. Les jeunes qui partent en vacances chez des particuliers sont toujours volontaires", explique Pauline Gautier, chargée des activités vacances au Secours populaire.

 

Préparer l'arrivée de l'enfant

Après avoir mûri le projet avec l’enfant et sa famille, l’association se charge de préparer la famille volontaire pour l’accueil. Une maison avec un jardin dans un coin tranquille suffit à faire le bonheur d’un petit citadin.

Vous pouvez recevoir un enfant chez vous, vous pouvez aussi l’emmener en camping, à l’hôtel, dans une résidence de vacances, ou même voyager avec lui. Campagne, mer ou montagne, peu importe, du moment que les modalités d’accueil sont réglées à l’avance entre l’association et la famille de vacances.

Les conditions d’hébergement sont souples : "Une chambre indépendante pour l’enfant accueilli n’est pas indispensable, mais nous évitons cependant une trop grande promiscuité entre fille et garçon", précise Pauline Gautier.

Les enfants ont leur mot à dire

Élisabeth et Martin vivent dans un village sarthois. L’été dernier, ils ont accueilli Magali, 8 ans. Camille, leur fille, a le même âge. En déposant leur candidature, les familles précisent l’âge et le sexe de l’enfant qu’elles souhaitent recevoir. Élisabeth et Martin ne se sentaient pas la force d’accueillir un enfant difficile, ils en ont parlé au bénévole de l’association venu leur rendre visite.

"Il est rare que nous confiions un enfant qui a des problèmes de comportement, et si c’est le cas, la famille est au courant et volontaire. Nous ne cachons jamais la réalité", explique Pauline Gautier.

Les enfants de la famille accueillante assistent aux débats préalables et ils ont leur mot à dire. Ils doivent comprendre ce qui les attend et être partie prenante.

Rassurer les parents

Les seules petites difficultés sont venues de la maman de Magali. Elle ne s’était jamais séparée de sa fille et, inquiète, elle appelait tous les soirs. Les responsables de l’association l’ont rassurée, ils interviennent au moindre souci.

"Les premiers jours sont parfois un peu difficiles pour les uns et les autres, mais dès qu’ils ont appris à se connaître, tout se passe bien. Il est rare que la situation reste bloquée et que le séjour soit écourté", commente Pauline Gautier.

 

 

 

La bonne durée : deux semaines

Pour qu’un enfant ait le temps de s’habituer à sa famille de vacances et réciproquement, le séjour ne doit pas être trop court. Pas trop long non plus, pour que la séparation ne devienne pas pénible.

Deux semaines constituent généralement la bonne durée, mais les choses se passent au cas par cas. "Souvent, des liens se créent et les enfants sont réinvités sans qu’il y ait besoin de recourir à l’association", confie Pauline Gautier. Camille et ses parents se réjouissent d’accueillir de nouveau Magali.

Accueillir un enfant séropositif

L’accueil de certains enfants demande toutefois du doigté et une préparation particulière. C’est le cas des enfants de l’association Sol En Si. Qu’ils soient séropositifs, sous traitement ou pas, ou qu’ils aient un proche atteint par le virus, tous sont en rapport avec le VIH.

"Il n’y a pas de risque de contamination, on peut boire dans le même verre et se baigner dans la même piscine, le sida ne se transmet que lors de rapports sexuels ou par contact sanguin", rappelle Marine Calvino, psychologue chargée du soutien des volontaires.

Les enfants ne sont pas toujours au courant de leur séropositivité ou de celle de leurs proches, les familles prêtes à les accueillir doivent savoir ce qu’elles peuvent ou ne peuvent pas leur dire. Elles doivent aussi connaître la maladie et, le cas échéant, pouvoir donner un traitement.

Tout cela exige plusieurs sessions de formation et de mise en condition psychologique, qui ont lieu au siège de l’association. C’est un vrai engagement, mais ces enfants ont besoin de partir de chez eux pour changer d’atmosphère et se faire choyer. Ils sont en manque de familles pour les accueillir en vacances.

Les démarches à entreprendre pour devenir famille d'accueil

L’accueil d’un enfant commence toujours par un dépôt de candidature. Le Secours populaire et le Secours catholique ont des antennes départementales dont l’adresse se trouve dans l’annuaire.

On peut aussi prendre contact par le biais de leurs sites Web : www.secourspopulaire.fr et www.secours-catholique.asso.fr.

Pour accueillir un enfant de l’association Sol En Si, il faut contacter l’antenne de Bobigny au 01 48 31 13 50 ou envoyer un courriel à

sol-en-si@wanadoo.fr.

http://www.dossierfamilial.com/famille/parents-enfants/accueillir-un-enfant-defavorise-en-vacances,4158,7

 

 

Par VAUTOUR Christine - Publié dans : PLANETE ASSOCIATIVE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 6 juillet 2009
Le licenciement verbal notifié avant la réception par le salarié de la lettre de licenciement est-il régulier ?

Un salarié, employé en qualité de responsable réceptions, est convoqué à un entretien préalable de licenciement. Après cet entretien, l’employeur a notifié au salarié son licenciement par lettre recommandée, laquelle est retournée à l’employeur par le salarié. Deux jours plus tard, la lettre de notification du licenciement a été remise au salarié par huissier. Or le salarié affirme que l'employeur lui a également notifié de manière verbale sa décision de le licencier, et ce avant la réception de la lettre.
Le salarié saisit donc le juge, considérant qu’il avait fait l’objet d’un licenciement verbal, de ce fait irrégulier.


Lorsque l’employeur décide de licencier un salarié, il doit respecter une procédure prévue par le Code du travail (1).
Si l'employeur, à la suite de l'entretien préalable, décide de licencier le salarié, il doit lui notifier son licenciement par lettre recommandée avec accusé de réception (2).
La lettre doit être envoyée au moins deux jours ouvrables après la tenue de l'entretien. La date de la rupture du contrat se situe à la date d'envoi de la lettre (3).


Dans cette affaire, les juges ont précisé que la rupture du contrat de travail se situe à la date où l’employeur a manifesté sa volonté d’y mettre fin, soit à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement.

Les juges ont constaté que le licenciement verbal invoqué par le salarié était postérieur à l’expédition de la lettre de notification du licenciement. La procédure de licenciement était donc régulière.


Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 6 mai 2009, n° de pourvoi : 08-40395.


Références :

(1) Articles L. 1232-2 et suivants du Code du travail
(2) Article L. 1232-6 du Code du travail
(3) Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 9 janvier 2008, n° de pourvoi 06-44897

http://www.juritravail.com/archives-news/licenciement/1297.html?utm_source=dolist&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter-salaries-233
Par VAUTOUR Christine - Publié dans : LICENCIEMENTS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus