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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 21:16

Un décret n°2012-284 du 28 février 2012 a rendu obligatoire la possession d’un éthylotest par le conducteur d’un véhicule terrestre à moteur.
 

Ainsi, le décret oblige tout conducteur d’un véhicule à posséder un éthylotest non usagé, disponible immédiatement. L’éthylotest doit satisfaire aux conditions de validité, notamment sa date de  péremption prévue par le fabricant. Le conducteur d’un véhicule équipé par un professionnel agréé ou par construction d’un dispositif d’anti démarrage par éthylotest électronique ainsi que le conducteur d’un autocar équipé d’un tel dispositif est réputé en règle.
 

Ce texte entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2012 et les sanctions pour défaut de possession d’un éthylotest ou non-conformité de l’éthylotest seront applicables à partir du 1er novembre 2012.
 

Cette actualité est l’occasion de mentionner que cette obligation vaut également pour les employeurs dont les salariés utilisent des véhicules professionnels.
 

 

1.       Les employeurs doivent s’équiper d’éthylotest

 

L’entrée en vigueur du décret du 28 février 2012 sur l’obligation de posséder un éthylotest dans son véhicule met à la charge de l’employeur une autre obligation en ce qui concerne la santé et la sécurité de ses salariés.
 

En effet, ils devront, dès lors, mettre à la disposition de leurs salariés, dans chaque véhicule utilisé à titre professionnel, un éthylotest. Ainsi, le décret vise tout conducteur c'est-à-dire les voitures de société ou les véhicules privé, les voitures de tourisme ou les fourgonnettes, les poids lourd ou même les quads ou les motos, à l'exception toutefois des cyclomoteurs.
 

Cette obligation n’est cependant pas nouvelle. En effet, dans le cadre de leur politique de prévention, les employeurs doivent placer, dans les autocars neufs, un éthylotest anti-démarrage, depuis le 1er janvier 2010. Il s’agit d’un alcootest qui est relié au mécanisme de démarrage du véhicule. Il fonctionne comme un système anti démarrage. Par conséquent, il sera seulement possible de démarrer le véhicule lorsque le test a été fait et que les résultats en sont satisfaisants. Ces éthylotest seront généralisés pour la rentrée scolaire 2015.
 

 

2.       Ce qu’il faut savoir sur les règles mises en place

 

Ce nouveau décret concerne ainsi tout conducteur d’un véhicule terrestre à moteur, y compris les motards et les voitures électriques.
 

Pour les éthylotests que les employeurs doivent mettre dans les véhicules, il peut s’agir d’éthylotest chimique ou  électronique. En cas de contrôle le conducteur devra présenter un éthylotest non usagé, dont la date de péremption n’est pas expirée et qui est certifié selon des normes précises.
 

Concernant les sanctions, une amende de 11 euros pourra être encourue mais uniquement à compter du 1er novembre 2012, et ce afin de permettre à chacun d’être sensibilisé à cette nouvelle obligation. Reste à savoir qui de l’employeur ou du salarié devra payer l’amende. On pourrait penser que puisqu’il revient à l’employeur de mettre ces éthylotest dans les véhicules professionnels et d’en assurer la conformité, ce serait à lui de payer cette amende de 11 euros. 
 

Il convient de rappeler que pour ne pas être en infraction avec le Code de la route, il est interdit de conduire avec un taux d’alcool supérieur à 0,5 grammes par litre de sang, soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré.

 


 

Source : Décret n°2012-284 du 28 février 2012 relatif à la possession obligatoire d’un éthylotest par le conducteur d’un véhicule terrestre à moteur ; Journal officiel du 1er mars 2012

 

Par Juritravail | 07-03-2012

 

http://www.juritravail.com/Actualite/Hygiene-securite-travail-employeur/Id/13788

 

RST vous propose de retrouver de très nombreux articles sur le droit du travail sur le site indiqué ci-avant.

 

 

Par VAUTOUR Christine - Publié dans : SANTE - PSY...
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 21:11

Tout employeur qui occupe 20 salariés ou plus au 31 décembre doit employer des personnes handicapés ou assimilés dans la proportion de 6 % de son effectif total (1).

 

Principe :

Tous les employeurs de droit public ou privé employant à partir de 20 salariés depuis plus de 3 ans sont soumis à cette obligation d'employer des travailleurs handicapés dans une proportion de 6 % de l'effectif total de l'entreprise (2). Le seuil de 20 salariés s’apprécie au 31 décembre dans le secteur privé, ou au 1er janvier dans le secteur public.

Les entreprises nouvellement créées ou dont l’effectif a augmenté pour atteindre le seuil de 20 salariés disposent d’un délai qui ne peut excéder 3 ans pour se mettre en conformité avec cette obligation (3). Pour les entreprises de travail temporaire, cette obligation ne concerne que leurs salariés permanents.

 

Pour calculer le nombre de travailleurs handicapés que l’employeur devrait employer, il faut se reporter à l’effectif d’assujettissement de l’établissement au 31 décembre et le multiplier par 6 %. Le nombre ainsi obtenu correspond au nombre de bénéficiaires que l’entreprise doit employer (4).

 

A noter :

L’employeur peut s’acquitter de son obligation d’emploi de plusieurs façons. D’une part, il peut employer directement des personnes handicapées ou autres bénéficiaires dans la proportion prévue en fonction de l’effectif de l’entreprise (5).

D’autre part, il peut accueillir des stagiaires au titre de la formation professionnelle dans la limite de 2 % de l'effectif total des salariés de l'entreprise et pour une durée égale ou supérieure à 40 heures (6).

Ensuite, il peut appliquer un accord de branche, d’entreprise, d’établissement ou de groupe, prévoyant un programme annuel ou pluriannuel en faveur des personnes handicapées (7).

Et enfin, il peut verser une contribution à l’association pour la gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH). Son montant brut, dû pour chaque bénéficiaire manquant, varie selon la taille de l'entreprise (8). Au bout de 3 ans de non-respect de l'obligation d'emploi, l'employeur est soumis à une pénalité de 1.500 fois le Smic horaire, quel que soit l'effectif de l'entreprise (9).

 

A savoir :

Pour lui permettre de justifier qu'il a bien rempli cette obligation, l'employeur soumis à l'obligation d'emploi doit, chaque année, effectuer une déclaration détaillant le nombre d'emplois occupés par un travailleur handicapé (la DOETH). Les établissements de plus de 20 salariés doivent l’effectuer en février (10). La déclaration doit être portée à la connaissance du comité d’entreprise ou à défaut des délégués du personnel.

 

Le manquement à l’obligation légale ou le défaut de déclaration entraîne le versement au Trésor public d’une pénalité. Cette dernière est égale au montant de la contribution due à l’AGEFIPH par les employeurs qui ne remplissent pas leur obligation d’emploi pendant plus de 3 ans, majoré de 25 % (11). De plus, les entreprises qui ne remplissent pas cette obligation sont exclues des marchés publics (12).

 

Références :

(1)    Articles L. 5212-1 et L. 5212-2 du Code du travail

(2)    Article L. 5212-1 du Code du travail

(3)    Article L. 5212-4 du Code du travail

(4)    Circulaire DGEFP n°2006/06 du 22 février 2006

(5)    Article L. 5212-13 du Code du travail

(6)    Articles L. 5212-7, R. 5212-10 et R. 5212-11 du Code du travail

(7)    Articles L. 5212-8, R. 5212-15 à R. 5212-17 du Code du travail

(8)    Articles L. 5212-9 et R. 5212-30 du Code du travail

(9)    Articles D. 5212-20, D. 5212-21 et D. 5212-27 du Code du travail

(10)  Article L. 5212-5 du Code du travail

(11)  Article L. 5212-12 du Code du travail

(12)  Article 43 du Code des marchés publics

 

http://www.juritravail.com/idees-recues/Id/72/ResultNL/2

 

Par VAUTOUR Christine - Publié dans : HANDICAPS - INAPTITUDES - PROBLEMES SANTE
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