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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 17:19

 

 

 

Dettes

Contester une saisie sur salaire

 

 

Les moyens de recouvrer une dette ne manquent pas pour les créanciers. Mais, lorsque la saisie se profile, il est encore temps de se sortir de ce mauvais pas.

 

Factures oubliées, pension alimentaire impayée, crédit non remboursé… Quelles que soient les dettes et leur montant, il existe un risque de saisie. C’est en effet un moyen efficace pour un créancier, particulier ou société, de récupérer la somme qui lui est due.

Dès lors qu’il dispose d’un titre exécutoire (voir encadré), l’huissier de justice peut lancer une procédure de saisie. "Il en existe plusieurs, précise maître Odile Dunaud, huissier de justice à Thiais, mais les plus courantes sont la saisie attribution pour le blocage d’un compte en banque, la saisie des rémunérations et la saisie mobilière."

 

Bloquer le compte bancaire

Pour mettre en œuvre cette procédure, l’huissier délivre un procès verbal de saisie-attribution à la banque du débiteur. Celle-ci doit bloquer aussitôt le compte, même si le montant de la dette est inférieur à ce solde.
De son côté, le titulaire du compte est averti par l’huissier dans les huit jours qui suivent l’acte de saisie, mais il est souvent prévenu aussi par sa banque.

Demander un étalement du paiement ou un délai

Le plus efficace est de contacter l’huissier et de lui régler la somme due. À défaut de pouvoir tout payer, le débiteur peut demander un plan d’étalement des dettes. Attention ! L’huissier est un intermédiaire entre le débiteur et le créancier. C’est ce dernier qui acceptera ou refusera la proposition. En pratique, les créanciers sont souvent enclins à accepter un arrangement.

En cas de refus, il est possible de s’adresser au juge de l’exécution (tribunal de grande instance), qui pourra décider d’accorder un délai de paiement pouvant atteindre 24 mois. Quoi qu’il en soit, le paiement ou la demande d’étalement des remboursements coupe court à la procédure et le compte est débloqué.

Contester la validité de la saisie

Autre solution : le débiteur peut contester la validité de la saisie devant le juge de l’exécution (au tribunal de grande instance). Pour cela, il doit faire appel à un avocat ou un huissier pour rédiger l’assignation, mais, devant le juge, la représentation par avocat n’est pas obligatoire. Il a un mois pour le faire. Le paiement des sommes saisies est alors suspendu jusqu’à l’issue de la procédure, mais le compte en banque reste bloqué.

Les limites de la saisie

Toute personne saisie dispose de deux mesures protectrices.

• Certaines sommes sont insaisissables. Il s’agit des prestations familiales, des prestations en nature de l'assurance maladie, du RMI, de l'allocation de solidarité spécifique… Le titulaire du compte bancaire saisi doit justifier de l’origine de ces sommes et demander à sa banque la levée de leur saisie.

• Une fraction du solde bancaire est insaisissable (SBI). Dans les 15 jours qui suivent la saisie, le débiteur peut demander à sa banque, sur un formulaire spécial, la mise à disposition immédiate d’une somme insaisissable égale au RMI (depuis le 1er janvier 2007, 440,86 euros), dans la limite bien sûr du solde disponible sur son compte. Toutefois, si plusieurs comptes sont bloqués, cette fraction insaisissable ne peut être demandée que sur l’un d’eux.

Attention ! Ce dispositif ne se cumule pas avec les autres sommes insaisissables. Par exemple, si 1000 euros sont au crédit d’un compte et que le débiteur doit 1500 euros à un créancier, il peut demander à débloquer la fraction du solde bancaire insaisissable (440,86 euros). Si des allocations insaisissables (600 euros) sont ensuite virées sur le compte, le SBI (440,86 euros) est considéré comme une avance, et le débiteur disposera encore de 159,14 euros (600 – 440,86).

 

http://www.dossierfamilial.com/html/rub_art_10_1068.html

 

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