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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 11:44

Botaniste  
 
Abies nordmanniana Steven Spach, cucumis sativus ou encore urtica urens. Pour le botaniste, spécialiste de la biologie végétale, ces noms scientifiques latins deviennent : sapin de Nordman, concombre et ortie brûlante... Description, classement et découverte des usages possibles font partie des missions du botaniste.

Le métier

Nature du travail

Étudier les plantes

Observer, répertorier, trier et classer la flore : tel est le rôle du botaniste, spécialiste de la biologie végétale. Pour étudier les plantes sous toutes leurs coutures, dans ou hors de leur milieu naturel, il utilise divers procédés scientifiques : des analyses morphologiques (formes), anatomiques (structures internes et externes), phytochimiques (réactions chimiques). Sans oublier l'étude du développement, de la reproduction et de la biodégradabilité (décomposition par micro-organismes).

Des recherches utiles pour tous

À quoi servent les recherches effectuées par le botaniste ? Par exemple, à mesurer les effets de la pollution industrielle ou du déboisement sur les milieux naturels, afin de mieux les maîtriser. À faire avancer la recherche médicale en exploitant les vertus naturellement thérapeutiques d'une plante tropicale. À associer tel pigment d'écorce à une peinture pour fabriquer une couleur à la mode. Ou encore à utiliser le goût sucré d'une plante comme édulcorant pour des produits diététiques...

Conditions de travail

Au labo et sur le terrain

Au milieu de la savane africaine, près d'une rivière canadienne ou au bord d'un petit chemin de campagne français, le botaniste se rend là où les plantes réclament son attention. Ses missions lui permettent de recenser les espèces, parfois dans un endroit peu fréquenté ou difficile d'accès. De retour à son labo, il analyse les échantillons récoltés, en met certains en culture ou les classe dans un herbier.

De la recherche avant tout

Le métier de botaniste s'exerce exclusivement à travers le poste de chercheur ou d'enseignant-chercheur au sein d'organismes de recherche, de musées d'histoire naturelle, de conservatoires botaniques nationaux, de laboratoires d'universités et d'écoles spécialisées...

Vie professionnelle

Peu de postes

Le métier de botaniste est passionnant, mais les débouchés sont limités. Le secteur de la recherche n'offre que quelques postes... et l'accès aux débutants n'est pas facile.

Dans le public

Les principaux employeurs sont le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Le recruteur rêvé de nombreux botanistes reste le Muséum national d'histoire naturelle (reconnu au niveau mondial), mais les places y sont très rares. Les possibilités d'emploi sont plus fréquentes dans les universités, les écoles, les instituts d'agronomie, etc. en tant qu'enseignant-chercheur.

Dans le privé

Dans le privé, ce sont surtout les laboratoires pharmaceutiques qui proposent de rares emplois. À signaler, quelques postes dans les grands établissements horticoles (Delbard, Truffaut...).

Métier d'évolution de carrière

Chargé de recherche dans un domaine précis.



Rémunération

Salaire du débutant

À partir de 2 000 euros brut/mois, selon les emplois.

 

Compétences

Esprit d'analyse et patience

Le botaniste possède des connaissances approfondies en floristique (science des fleurs) et en systématique (détermination et classification des espèces végétales). Sens de l'observation, esprit d'analyse, patience et sens de l'adaptation sont indispensables pour le travail sur le terrain ou en laboratoire. La minutie, lors des manipulations souvent très délicates, est aussi recommandée.

Se tenir informé

Comme tout chercheur, le botaniste s'informe en lisant la presse spécialisée et présente ses résultats lors de colloques. Il rédige également des rapports et des études en vue de les publier et de les diffuser vers la communauté scientifique.

Un spécialiste autonome

Le botaniste partage son temps entre son laboratoire et le terrain. Pour préparer ses sorties, pour exploiter les données récupérées sur le terrain, faire des expériences en laboratoire, rédiger un rapport statistique, prendre connaissance de la presse spécialisée internationale... il doit être organisé et rigoureux.

Accès au métier

Un parcours universitaire long

Pour devenir botaniste, il faut suivre un cursus universitaire jusqu'au doctorat (bac+8). Il n'existe pas de diplôme spécifique en botanique, mais certains diplômes à bac+5, comme les masters pro (masters P) ou les masters recherche (masters R) sont spécialisés en biologie végétale.

Par exemple, les masters R sciences et technologies, mention sciences agronomiques et agroalimentaires, spécialité sciences et productions végétales ; sciences et technologies, mention biologie, spécialité génétique, adaptation et productions végétales... Les masters P sciences et technologies, mention biologie intégrative et physiologie, spécialité sciences du végétal.


Des formations menant au métier :

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Published by VAUTOUR Christine - dans METIER (JE DECOUVRE UN...)
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