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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 13:54
Par Florence Daine le 04/02/11
 
L’Anses vient de rendre un premier avis rassurant sur l’aspartame. Les deux études publiées récemment, qui remettaient en cause l’innocuité de cet édulcorant, ne justifieraient pas de revoir notre consommation à la baisse.
L’alerte a été donnée en janvier dernier par le Réseau environnement santé. Deux études remettaient encore une fois en cause l’aspartame, cet édulcorant découvert en 1965, présent dans plus de 6 000 produits à travers le monde, y compris quelques médicaments. La première étude regroupait 59 300 femmes danoises suivies durant une grossesse : celles qui avaient consommé des boissons édulcorées (surtout gazeuses) tout en étant enceintes, ont accouché plus souvent avant terme.

La seconde étude a été effectuée en Italie sur des souris de laboratoire, qui ont reçu de l’aspartame tout au long de leur vie: à ce régime, les mâles (et pas les femelles) ont développé plus souvent et précocement un cancer du poumon ou du foie.
Des résultats non concluantsL’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), qui a aussitôt examiné ces deux études, se veut rassurante. L’aspartame a déjà été maintes fois évalué par des experts internationaux, sans que jusqu’à présent, sa Dose journalière admissible (DJA), ne soit revue à la baisse.

Dans l’étude italienne, les souris ont reçu de très fortes doses d’aspartame (4 à 97 fois la DJA). Des travaux antérieurs sur des rats des mêmes chercheurs n’ayant pas abouti aux mêmes types de tumeurs, "il paraît difficile d’extrapoler les résultats à l’homme".

Quant à l’étude danoise, elle constitue, selon l'Anses, "un élément nouveau, sans établir de lien de causalité".

Bientôt des recommandations sur l’usage des édulcorantsEn attendant des travaux complémentaires de l'Anses, l’aspartame n'a pas de raison d'être banni de nos assiettes. Ce produit et d'autres édulcorants comme la saccharine, le sucralose, la stévia, rendent notamment service aux personnes diabétiques, en "sucrant" sans élever la glycémie.

D’autant que pour l’aspartame, il est presque impossible d’atteindre la DJA, fixée à 40 mg par kilo de poids. Par exemple, une femme de 60 kilos peut en consommer jusqu’à 2400 mg par jour, et un homme de 80 kilos jusqu’à 3200 mg.

> Quelques repères

1 comprimé d’édulcorant à l’aspartame 25 mg
1 cuillère à café d’édulcorant en poudre à base d’aspartame 12,5 mg
1 yaourt 0% aux fruits édulcoré à l’aspartame 12,5 mg
1 canette de soda au cola light édulcoré à l’aspartame 80 mg
1 bonbon ou 1 chewing-gum "sans sucre" 4 mg

http://www.notretemps.com/sante/10005652-aspartame-danger-anses/2-bientot-des-recommandations-sur-lusage-des-edulcorants.html

 

 

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Published by VAUTOUR Christine - dans SANTE - PSY...
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