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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 14:45
Par Agnès Duperrin le 03 juin 2014
Bonne nouvelle: un nouveau traitement contre le cancer avancé de la prostate
Une thérapie combinée permet de diminuer le risque de rechute et de décès en cas de cancer de la prostate à un stade avancé, y compris avec des métastases.

La nouvelle a secoué le congrès de la Société américaine de cancérologie (Asco) qui se tient jusqu'au 3 juin 2014 à Chicago: associer une chimiothérapie au traitement habituel permet de diminuer le risque de rechute et de décès en cas de cancer de la prostate à un stade avancé, y compris avec des métastases.

Voilà une information qui pourrait faire évoluer rapidement les traitements prescrits en cas de cancer de la prostate localement avancé ou à haut risque de rechute. Une étude française, présentée lors du 50e congrès de la Société américaine de cancérologie (Asco) qui se tient du 30 mai au 3 juin à Chicago, suggère que l’association d’une chimiothérapie (docétaxel et estramustine) au traitement de référence diminue le risque de rechute ou de décès. Le Pr Karim Fizazi, médecin-chercheur à l’Hôpital Gustave Roussy (Villejuif) qui participe à cette étudeGETUG 12, précise:  "Prescrire une chimiothérapie en plus de la radiothérapie et de l’hormonothérapie permet à 62% des malades une survie sans rechute à huit ans (contre 53%) et sans effets secondaires supplémentaires. Mieux: plus la tumeur est volumineuse ou agressive, meilleurs sont les résultats."

Présentée dans le même congrès, une étude américaine confirme l’intérêt d’une chimiothérapie par docétaxel y compris en cas de métastases. La médiane de survie, c’est-à-dire le point où 50% des patients sont en vie, passe alors de 44 mois dans le groupe traité classiquement à 57,6 mois dans le groupe traité par chimiothérapie et antihormones. Soit plus de 13 mois de survie supplémentaire, et cela malgré une maladie très avancée!

C’est la première fois qu’un traitement apporte des résultats aussi favorables en cas de cancer de la prostate de mauvais pronostic.

Autre motif de se réjouir de ces résultats: la chimiothérapie utilisée est bien connue des cancérologues, et disponible dans une version générique. Autrement dit le traitement est peu coûteux, c’est assez rare en cancérologie pour être souligné. Autant d’arguments en faveur de cette thérapie combinée, qui pourrait devenir un traitement de référence pour les hommes dont le cancer est déjà avancé, peut-être même pour l’ensemble des cancers de la prostate.

L’étude française, menée par le Groupe d’Étude des Tumeurs Uro-Génitales (GETUG) qui réunit les Centres de lutte contre le cancer et les centres hospitaliers en France, a été promue par Unicancer, soutenue par la Ligue contre le cancer et les laboratoires Sanofi-Aventis France, et menée auprès de 413 patients.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme(53000 nouveaux cas par an en France). D’évolution lente, il survient rarement avant 50 ans mais peut disséminer dans les os et les poumons. L’âge moyen au diagnostic est d’environ 70 ans.

 

www.notretemps.com/sante/cancer-avance-prostate,i60924?xtor=EPR-133-%5Bnews+edito+du+06%2F06%2F14%5D

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Published by VAUTOUR Christine - dans SANTE - PSY...
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