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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 15:53
  • Actualisé le mercredi 24 novembre 2010

Quasiment inexistante en France il y a encore vingt-cinq ans, l'incinération, que les professionnels des services funéraires appellent 'crémation', se développe rapidement.

"On ne peut procéder à une crémation en France qu'à condition qu'il y ait eu une volonté du défunt clairement signifiée au préalable. De préférence par écrit, au besoin par voie testamentaire. On peut aussi l'exprimer par oral auprès des proches. Car, par défaut, on inhume", souligne François Michaud-Nérar directeur général des Services funéraires-Ville de Paris.

La prise en charge de la crémation par les services funéraires

Au niveau de l'organisation des obsèques, les sociétés de services funéraires s'occupent de tout.

"Les textes en vigueur en France rendent le cercueil obligatoire, y compris pour la crémation, précise OGF (première entreprise de pompes funèbres en France). Dans ce cas précis, le cercueil est mis à la flamme et consumé avec le corps. Si la bière contient des accessoires métalliques (signes religieux, poignées…), ils sont extraits avant cette opération."

Par ailleurs, contrairement au choix du cimetière, extrêmement réglementé en France, tout un chacun peut opter pour le crématorium de son choix. D'autant que leur nombre s'est largement accru ces dernières années dans toute la France (125 en 2006 contre 9 en 1980).

Quel coût ?

Le coût de la crémation, de l'ordre de 3 500 € à Paris, tout inclus, il est nettement moins élevé que celui d'une inhumation traditionnelle, environ 4 000 €, frais de concession non compris.

 

Que deviennent les cendres après la crémation ?

Une fois la crémation terminée, la famille choisit la destination des cendres. "Dans ce domaine, la France bénéficie d'une des réglementations les plus souples d'Europe : la loi interdit seulement de les disperser dans un lieu public", précise-t-on chez OGF.

De fait, les familles peuvent choisir entre déposer l'urne dans une sépulture ou dans une case du columbarium, ou la sceller sur un monument funéraire. La famille peut également disperser les cendres dans la nature ou dans les "jardins du souvenir" des sites cinéraires.

Il n’est plus possible de conserver chez soi l’urne contenant les cendres d’une personne décédée.

Trouver un lieu de souvenir

Pour disposer d'un lieu de souvenir, différents types de sépultures sont possibles : la tombe traditionnelle ; le columbarium, situé dans un cimetière ou dans un site cinéraire avec niche personnalisée ; la sépulture cinéraire avec caveau spécifique ("cavurne") ; ou bien un monument mixte, pour une même famille, doté d'un caveau et d'un réceptacle pour les urnes.

 

 

Les rites funéraires sont préservés...

Les sociétés de services funéraires ont mis en place un cérémonial d'adieu aussi bien religieux que civil.

Plusieurs étapes sont prévues : accueil, hommage, séparation lors du début de la crémation et remise de l'urne. Sur fond de musique, de lecture de textes et de témoignages. Dans l'ensemble, on recommande aux familles de ne pas attendre la fin de la crémation qui dure environ deux heures.

Le crématorium du Père-Lachaise, le plus ancien de France, créé en 1889, a ainsi été rénové pour que les locaux correspondent aux attentes des familles. "La crémation est désormais associée à une célébration à part entière. Les familles peuvent définir, avec les professionnels concernés, les derniers hommages à rendre", expliquent les Services funéraires-Ville de Paris.

 

 

La crémation, autorisée depuis 1887

Prédominante dans l'Antiquité, la crémation avait disparu en Occident et en France jusqu'à la fin du xixe siècle. La loi française l'autorise depuis 1887. Admise par les protestants en 1898, par les catholiques en 1963, elle est encore refusée par le judaïsme et l'islam. La crémation est aujourd'hui très répandue dans le nord de l'Europe mais beaucoup moins dans le sud.

L'augmentation du nombre d'incinérations que l'on constate dans notre pays dépend de plusieurs facteurs : impact sur l'écologie, refus de la décomposition du corps en terre, laïcisation de la population, manque de place dans les cimetières des grandes villes, et moindres frais.

 

http://www.dossierfamilial.com/sante-psycho/vie-quotidienne/cremation-la-marche-a-suivre,1433,4

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Published by VAUTOUR Christine - dans DROIT AUTRE QUE DU TRAVAIL
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