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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 12:09
09/08/2010
Quelle place occupent aujourd'hui les DRH ? Comment perçoivent-ils leur rôle ? Quels sont leurs dossiers prioritaires ? Chaque lundi, nous interrogeons cet été un DRH. Cette semaine, Alain Le Gal, DRH du groupe SMABTP.

"Il n'y a pas un métier mais des métiers de DRH", assure Alain Le Gal. "Tout dépend du secteur d'activité et de la gouvernance de l'entreprise selon l'importance que met le directeur général dans les hommes".
Alain Le Gal se définit lui plutôt comme un "human partner" que comme un "business partner". Le secteur d'activité influe sur la manière dont il exerce ses fonctions de DRH. "Nous sommes dans une société mutuelle et de ce fait nous ne sommes pas concernés par d'éventuelles fusions-acquisitions". 
 
Le groupe SMABTP concentre en effet l'essentiel de son activité autour des deux grandes activités : l'assurance des professionnels du BTP (SMABTP) et l'assurance vie : épargne, retraite, prévoyance, santé (SMA VIE BTP) et ce depuis 150 ans pour la première et 100 ans pour la seconde. Le Groupe emploie 2 300 salariés répartis dans toute la France

Les augmentations individuelles, un levier pour la motivation 

Son mémoire de fin d'études portait sur la rémunération variable et l'idée ne l'a pas quitté depuis.
"Depuis 1986, seules des augmentations individuelles sont pratiquées". Alain Le Gal parie sur cet outil pour "optimiser la performance des hommes et des femmes". Mais cela suppose, explique-t-il, que "les managers se l'approprient et prennent le relais du DRH auprès de leurs collaborateurs". Pour cela, "ils ont à leur disposition des outils tels que des données sur la fourchette des salaires internes ce qui leur permet de voir où se situent leurs collaborateurs. Les propositions d'augmentation qu'ils formulent, qui remontent toutes à la DRH, doivent être en cohérence avec l'entretien annuel d'évaluation", précise Alain Le Gal.

Favoriser les mobilités professionnelles

Autre dispositif qui lui tient à coeur : la mobilité professionnelle.
"Nous n'avons pas beaucoup de turn-over. Mais faire le même travail au même endroit pendant longtemps ne favorise pas l'émulation. L'entrain finit par disparaitre". Et puis en 10 ans ; l'effectif a gonflé. "Nous sommes passés de 1650 salariés en 2000 à 2300 en 2010". La mobilité de ses collaborateurs permet la fluidité des compétences au sein du groupe.
"Lorsque la gestion du risque automobile a été centralisée à Paris, les collaborateurs en charge de ces dossiers en province se sont reconvertis sur d'autres risques. Nous avons anticipé ce changement car les salariés doivent se faire à l'idée de la reconversion. Mais le changement de poste en lui-même s'est fait entre un et deux mois".

Trois accords à décliner sur le terrain

Ce souci de la mobilité professionnelle se retrouve dans l'accord GPEC signé en 2008. L'un des points phares de l'accord est "de renforcer l'entretien professionnel". "Nous recueillons les souhaits exprimés par nos collaborateurs au cours d'un point carrière pour les salariés de 45 ans et plus, et d'un point perspective pour les collaborateurs qui ont quelques années d'expérience".
D'autres accords ont été signés ces dernières années : l'un sur l'égalité hommes/femmes, l'autre sur l'emploi des seniors.
A la rentrée, Alain Le Gal poursuivra la mise en oeuvre de ces trois accords sur le terrain.
 

Prévenir les risques psychosociaux

Autre dossier en cours : celui des risques psychosociaux.
Si Alain Le Gal n'est guère convaincu par l'obligation qui a été faite aux entreprises de plus de 300 salariés de négocier sur les risques psychosociaux, il admet toutefois qu'il faut être "vigilant" sur la question : "toute entreprise peut y être confrontée".
Il parie sur la prévention pour y faire face. "Nous avons formé nos 220 managers non pas aux risques psychosociaux mais au management éthique entre fin 2008 et mi 2009". Car selon lui, l'une des pistes de prévention des risques psychosociaux est "un juste équilibre entre le management organisationnel et le management relationnel".
Une nouvelle session de formation est prévue pour les managers sur les risques liés à la santé au travail, au harcèlement moral, à la détection des conflits.

Augmenter les salaires par le rachat de jours de RTT

Enfin, Alain Le Gal réfléchit en ce moment à la concrétisation du slogan "travailler plus pour gagner plus" au sein du groupe SMABTP, "qui a un potentiel en terme d'emplois".
"Pourquoi ne pas permettre à nos collaborateurs d'en bénéficier en leur proposant le rachat de jours de RTT ?", s'interroge Alain Le Gal. C'est en tous les cas une piste qu'il compte explorer.

 
Son parcours
Alain Le Gal est diplômé de l'ENOES (Ecole nationale d'organisation économique et sociale).
Après 5 années passées chez CIT Alcatel en tant que responsable de l'administration du personnel, il intègre la SMABTP en 1981.
D'abord responsable des études sociales, il devient ensuite responsable des affaires sociales.
En 2008, il est nommé Directeur des ressources humaines et des relations sociales du Groupe.
Il est par ailleurs membre du Comité exécutif et du Comité de direction.

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Published by VAUTOUR Christine - dans MANAGEMENT
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