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Immigration
L'OFII et Pôle emploi renforcent leur collaboration pour favoriser l'accès à l'emploi des étrangers
19 mai 2010
Pôle emploi et l'Office français
de l'immigration et de l'intégration (OFII) ont signé mardi 18 mai une convention "permettant de faciliter l'accès à la formation et à l'emploi des immigrés" arrivés en France dans le
cadre du regroupement familial ou du mariage avec un conjoint français.
L'objectif de ce texte est de renouveler et d'intensifier un partenariat existant depuis 1999 entre les deux institutions, qui se nommaient alors l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) et
l'Office des migrations internationales (OMI).
"L'emploi, condition d'une intégration réussie"
"Les étrangers qui arrivent en
France rencontrent aujourd'hui des obstacles importants pour accéder à l'emploi. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le taux de chômage des immigrés est trois fois supérieur à la moyenne
nationale", a déclaré
le ministre de l'Immigration, Eric Besson, présent au cours de la signature de l'accord, tout comme Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'emploi.
Or, selon le ministre, "l'accès à l'emploi constitue l'une des conditions d'une intégration réussie des immigrés dans notre société" et "accéder à un emploi, c'est non seulement
s'assurer, à soi et à sa famille, des revenus et un niveau de vie suffisants, mais c'est aussi s'insérer dans notre pays, dans son économie et dans ses relations sociales".
Exploitation des bilans de compétence
La convention vise donc à
renforcer l'articulation entre les services de l'OFII et ceux de Pôle emploi et à mettre sur pied des actions communes pour faciliter l'intégration par l'emploi. Les deux signataires s'engagent
également à "concevoir et déployer des prestations de service pour les étrangers durant les cinq années suivant la délivrance du premier titre de séjour".
Ainsi, grâce à l'exploitation des bilans de compétences professionnelles réalisés dans le cadre du contrat d'accueil et d'intégration (CAI), Pôle emploi pourra mieux répondre aux besoins des
primo-arrivants et le service public de l'emploi proposera une aide personnalisée à la recherche d'emploi, l'adaptation des qualifications professionnelles acquises dans le pays
d'origine, la comparabilité des diplômes ou la validation du permis de conduire.
Echange d'informations
La convention met en place un
suivi individuel des personnes concernées, trois mois et six mois après le bilan des compétences professionnelles. Selon une étude de l'OFII, un quart des demandeurs d'emploi avaient trouvé un
travail au bout de trois mois, et un tiers au bout de six mois.
La mise en place d'un outil informatique permettant l'échange d'information entre les deux structures est prévue pour fin 2010. En attendant, "les partenaires conviennent de mettre en place
l'échange d'information le plus large possible sur le public signataire du CAI" et des études statistiques sur le devenir des signataires du contrat seront effectuées.
"Répondre aux besoins de main-d'oeuvre des entreprises"
Pour "répondre aux besoins de
main-d'oeuvre des entreprises", Pôle emploi identifiera en premier lieu les "offres d'emploi non satisfaites en France et ouvertes à la main d'oeuvre étrangère". "Dans la
perspective de la mise en oeuvre des accords de gestion concertée des flux migratoires", la collaboration entre les deux organismes permettra en second lieu "le rapprochement de ces
offres et des employeurs d’une part avec les candidats et profils de demandeurs d’emploi étrangers d’autre part", ajoute le texte de l'accord de partenariat.
Pour sa part, l'OFII se mettra à la disposition des entreprises pour les informer sur les dispositifs de l'immigration professionnelle.
Enfin, un comité de pilotage doit se réunir "au moins deux fois par an", en présence des directeurs des deux ministères, et au niveau des directions générales des deux organismes, pour
notamment "assurer le suivi des actions engagées", d'en établir un bilan et de "proposer des axes de progrès dans la collaboration".
V.V.