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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 20:57

 

 

Chacun est familiarisé avec la présence d’extincteurs : on les retrouve sur son lieu de travail, à son domicile, dans les centres commerciaux ou à bord des véhicules. Ils permettent d’agir très rapidement sur un départ de feu et, dans la grande majorité des cas, d’éviter les conséquences humaines et matérielles qui peuvent en découler.

L’extincteur est d’un maniement relativement simple mais les consignes d’utilisation sont strictes. En effet, une erreur de manipulation ou un emploi inadéquat peuvent être dangereux et/ou aggraver le sinistre.
Précision importante, l’objet nécessite une maintenance périodique car son efficacité s’altère avec le temps qui passe.

Le triangle du feu : énergie, combustible et comburant

Trois éléments sont indispensables au déclenchement d’un feu : ils constituent le triangle du feu. En l’absence de l’un ou l’autre de ces trois éléments, la combustion n’est plus possible.

  • L’énergie d’activation : source de chaleur, aussi petite soit elle, qui déclenche le feu. Par exemple : une étincelle.
  • Le combustible : matière qui brûle et qui détermine la classe du feu (bois, essence, gaz...)
  • Le comburant : dans la plus grande majorité des cas, il s’agit de l’oxygène contenu dans l’air.

Pour éteindre un feu, il suffit donc de supprimer l’un de ces éléments, par étouffement (privation d’oxygène), refroidissement (privation de chaleur) ou isolement (privation de combustible).


Les classes de feu

L’Agence Française de Normalisation (AFNOR) a répertorié les feux en 5 classes représentées par les lettres A, B, C, D et F.

  • CLASSE A : feux de matériaux dits " solides " (bois, papier, tissus...). Ces feux sont dits " braisants " car la combustion du ou des matériaux entraîne la formation de braise ;
  • CLASSE B : feux de liquides (hydrocarbures, solvants...) sans production de braise et feux de solides liquéfiables (pvc, polystyrène...) ;
  • CLASSE C : feux de gaz (butane, propane, gaz naturel...) ;
  • CLASSE D : feux de métaux sous forme de copeaux (sodium, magnésium...), qui se rencontrent surtout dans l’industrie ;
  • CLASSE F : feux d’huile ou de graisse servant à la cuisson des aliments.


Classes d’extincteurs

Pour chacune de ces classes correspondra une ou plusieurs familles d’extincteurs, catégorisées selon la substance utilisée pour stopper la combustion (l’agent extincteur).

  • Extincteurs à eau pulvérisée avec additif (goupille bleue)
    Ce sont des modèles très répandus. L’agent extincteur est de l’eau à laquelle on a ajouté un additif permettant de la rendre plus efficace.
    Cette famille d’extincteurs est très efficace sur les feux de classe A et, dans une moindre mesure, sur les feux de classe B.
    Nota : ces extincteurs peuvent également être utilisés pour des feux électriques d’une tension inférieure à 1 000 V car les fines gouttelettes ne sont pas conductrices. Attention toutefois : dans ce cas précis, il faut particulièrement respecter les distances de sécurité et prendre garde aux eaux de ruissellement qui peuvent être chargées de courant électrique.
  • Extincteurs à poudre (goupille jaune)
    L’agent extincteur est une poudre chimique qui, selon sa composition, permet d’agir sur l’une ou l’autre des classes de feux.
    On trouve des poudres D, spécifique aux feux de métaux et donc réservée essentiellement à l’industrie.
    L’extincteur à poudre ABC est très courant. Sa polyvalence lui permet d’agir efficacement sur des feux dit secs (classe A), gras (classe B) et de gaz (classe C). Cependant, les extincteurs à poudre ont l’inconvénient de provoquer des dégâts importants car les poudres utilisées sont très volatiles, s’incrustent partout et sont très corrosives. Ils produisent de plus un effet de brouillard potentiellement générateur de panique. Pour cette raison, on essaiera de limiter son action à des espaces confinés tels que chaufferies, garages et zones de stockage.
  • Extincteurs à CO2 (goupille grise)
    Dans cette famille, l’agent extincteur est un gaz : le dioxyde de carbone (CO2).
    Les extincteurs CO2 sont efficaces exclusivement sur les feux de classe B.
    Cependant, ils sont surtout à préconiser pour les feux électriques. En effet, ils n’entraîneront que peu ou pas de dégâts sur ces matériels sensibles. On les disposera donc près des compteurs électriques et dans les locaux informatiques (serveurs).
    Attention : le gaz est expulsé à très grande vitesse et à une température très basse (-78° C). Autant dire que son maniement est délicat, voire même très dangereux si on l’utilise en direction d’une personne. L’opérateur ne doit surtout pas toucher la collerette pendant l’usage : sa main serait brûlée par le froid.
  • L’extincteur à CO2 et sa collerette : attention au risque de brûlure par le froid.
  • Extincteurs à mousse (peu répandus) : goupille bleue
    Ils agissent sur le même principe que les extincteurs à eau et contiennent les mêmes agents extincteurs (eau et additif). Cependant, la conception particulière du diffuseur permet d’expulser de la mousse et non de l’eau pulvérisée. Ils sont très efficaces pour les feux dits de liquides ou de classe B.
    La mousse étant conductible, ils ne peuvent absolument pas être utilisés pour des feux d’origine électrique.


Où placer les extincteurs ?

  • Il convient de s’assurer, avant utilisation :
  • que l’extincteur est adapté au type de feu susceptible de se déclencher dans l’environnement immédiat.
    Ex : dans un local électrique, on stockera en priorité un extincteur à CO2.
  • qu’il est en état de remplir sa fonction : vérifier que la goupille est intègre et que la révision a été effectuée dans les délais.


Lire les informations

  • Plusieurs informations figurent sur un extincteur :
  • Le type de feu pour lequel il est adapté ;
  • La date de révision de l’appareil : la législation et la normalisation française (NF S 61-919) encadrent la maintenance des extincteurs (mensuelle, annuelle ou pluriannuelle selon les situations). Dans la plus grande majorité des cas, une révision annuelle est obligatoire. Elle doit être effectuée par un organisme agréé.
  • Au niveau de la poignée, une goupille plombée renseigne sur l’intégrité de l’extincteur. Si elle est intacte, cela signifie que les conditions d’utilisation n’ont pas été altérées par une utilisation préalable.


Obligation de formation

  • Le maniement des extincteurs requiert certaines connaissances indispensables :
  • Quel type de feu dois-je combattre ?
  • L’extincteur que je m’apprête à utiliser est t-il adapté ?
  • Est-il en état de fonctionner ?
  • Quels sont les bons gestes à effectuer pour que son utilisation soit efficace ?

Pour ces raisons, le Code du Travail (pour les entreprises) et le Code de la Construction et de l’Habitation (pour les Etablissements Recevant du Public) imposent que tout ou partie du personnel d’une entreprise (ou d’une association employeur) soit formé au maniement des extincteurs.


http://www.maif.fr/associationsetcollectivites/les-plus-techniques/prevention.html?xtor=EPR-1302-[NLACnumero4-decembre]&utm_source=Maif&utm_medium=Emailing-relationnel&utm_campaign=HORSPRODUIT&utm_term=&utm_content=NLACnumero4-decembre

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Published by VAUTOUR Christine - dans LOGEMENT - IMMO - COPRO
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commentaires

technni-contact 04/12/2014 14:41


C'est vrai que les extincteurs nous sont familiers mais nous n'y connaissons pas grand chose aux types de feu ni à l'emploi des extincteurs.


Merci pour ce rappel