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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 09:43

Pauvreté - Insertion

Les allocataires du RSA pas forcément gagnants, selon une enquête de la FNARS

18 octobre 2010

 

A sa création, le revenu de solidarité active (RSA) devait non seulement permettre de mettre fin aux "effets de seuil" privant des personnes en difficulté de certaines prestations sociales, attribuées sous condition de statut ("droits connexes"), mais aussi améliorer l'accompagnement des bénéficiaires de la nouvelle prestation afin de favoriser leur (ré)insertion sociale.
Un an après sa généralisation sur le territoire métropolitain, le compte n'y est pas encore, au vu des principaux résultats d'une enquête réalisée par la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) auprès des travailleurs sociaux du secteur associatif, pour identifier les dysfonctionnements liés au RSA.

Perte d'aides sociales locales

Plus d'un tiers des professionnels qui ont répondu à cette enquête, menée en ligne du 25 juin au 9 juillet dernier, constatent en effet que les anciens allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI) ou de l'allocation de parent isolé (API), passés à la nouvelle prestation, ont perdu en chemin certains droits connexes notamment liés aux aides sociales locales attribuées par les collectivités territoriales.
La perte de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) est ainsi la plus souvent citée, devant la disparition de la majoration de l'aide personnelle au logement (APL) ; viennent ensuite les aides locales en matière de transport, d'accès aux contrats aidés ou de dégrèvement de la taxe d'habitation.

Un accompagnement avec obstacles

Plus de la moitié (56 %) des quelque 349 assistants sociaux, éducateurs et autres conseillers en économie sociale et familiale (CESF) interrogés par la FNARS rapportent aussi des difficultés dans l'accompagnement prévu pour les bénéficiaires du RSA par un référent unique.
Les travailleurs sociaux mettent en particulier l'accent sur des dysfonctionnements au sein de Pôle emploi (37 %) et sur le manque de coordination entre les différents organismes accompagnateurs (39 %).
"Ces difficultés d'accompagnement peuvent même se solder par des ruptures dans le suivi et l'accompagnement des personnes, puisqu'environ 28 % des travailleurs sociaux de notre enquête observent des ruptures d'accompagnement assez fréquentes voire très fréquentes", note encore la FNARS à cet égard, en précisant que "parmi les motifs de ruptures, un tiers [des professionnels] mentionnent une difficulté de suivi avec le référent unique", devant la non-présentation du bénéficiaire, la fin de l'obligation de suivi et la rupture du contrat aidé.

Des difficultés dans l'ouverture du droit au RSA

Quant aux obstacles rencontrés par les bénéficiaires pour l'ouverture de leur droit au RSA, ils persistent toujours, selon un quart des travailleurs sociaux interrogés, qu'ils trouvent leur origine dans le traitement administratif du dossier du demandeur, ou dans le mode de calcul et de versement de l'allocation, qui n'est pas maîtrisé par le bénéficiaire et engendre, à son endroit, des problèmes de gestion du budget familial et des difficultés de compréhension des variations du montant perçu.
Nombre de travailleurs sociaux du secteur associatif de l'accueil, de l'hébergement et de l'insertion déplorent enfin être "insuffisamment informés" par le conseil général des modalités retenues pour le dispositif local mis en oeuvre sur leur territoire.

A.S

 

http://www.ash.tm.fr/actualites/detail/31970/les-allocataires-du-rsa-pas-forcement-gagnants-selon-une-enquete-de-la-fnars.html

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