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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:11

 

Testées en radiothérapie et en chimiothérapie, les nanoparticules pourraient révolutionner le traitement du cancer en améliorant l’efficacité des traitements tout en diminuant les effets secondaires.

Les bonnes nouvelles sur le front du cancer sont assez rares pour saluer la présentation, à l’occasion de la Journée Mondiale du Cancer du 4 février, d’essais thérapeutiques utilisant des nanoparticules, qui ouvrent des horizons inédits dans la prise en charge de la maladie. Les nanoparticules agissent à une échelle si petite qu’elles traversent les barrières naturelles de l’organisme. Elles pourraient aider à dépasser les limites des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. 

Des nanoparticules pour booster la radiothérapie

La voie la plus prometteuse est sans doute la possibilité d’augmenter l’efficacité de la radiothérapie à l’endroit précis de la tumeur, en limitant la radiation des tissus alentour. 
"Le principe est d’injecter des nanoparticules dans la tumeur et de les activer par radiothérapie. Comme elles sont très denses, elles absorbent les rayons et dégagent localement une force amplifiée", explique le Dr Jean-Michel Vannetezel, radiothérapeute à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine). 
Il est ainsi possible d’utiliser des radiations de moindre intensité, pour protéger les cellules saines, avec une efficacité renforcée. Les premiers tests, sur douze malades de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif), démontrent que les nanoparticules restent localisées dans la tumeur, sans effets secondaires importants. L’essai se poursuit pour mesurer le gain pour la santé.
"En trente ans de métier, j’en ai vu de toutes les couleurs en terme de progrès thérapeutiques. Cette technique, qui mise sur un effet physique, est un vrai espoir", confie le Dr Vannetezel. En plus des sarcomes des parties molles et des cancers de la tête et du cou, actuellement en test, les nanoparticules pourraient être utilisées pour des cancers ORL, glioblastomes (cancer du cerveau), cancers du pancréas, de la prostate, des métastases au foie…  

• Encapsuler une chimiothérapie

Autre option: glisser une chimiothérapie dans une nanoparticule. Depuis 1995, les Etats-Unis autorisent l’utilisation du procédé pour administrer une forme de chimiothérapie par doxorubicine (médicament) encapsulée qui ménage le cœur. 
D’autres essais visent à aller plus loin. "La doxorubicine, très utilisée en cancérologie, est décevante pour les hépatocarcinomes (tumeur du foie). Introduite dans une nanoparticule, elle parvient à déjouer la chimiorésistance de la tumeur. Comme un cheval de Troie, elle entre dans lacellule cancéreuse qui ne la reconnait alors pas", décrit Judith Greciet, directrice générale de BioAlliance Pharma. 
L’essai en cours sur 28 malades est prometteur (la survie passe de 15 à 32 mois). Reste à supprimer des effets secondaires respiratoires. Les conclusions sont attendues pour 2016.

Par Agnès Duperrin, photo Dr Mark Penny Swanseanano le 04 février 2014

http://www.notretemps.com/sante/nanoparticules-revolutionner-traitement-cancer,i52557/2

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Published by VAUTOUR Christine - dans SANTE - PSY...
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