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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 16:12
  • Actualisé le mercredi 24 novembre 2010

L’organisation des funérailles requiert un budget important, en augmentation depuis dix ans. Or, certaines prestations ne présentent pas un caractère obligatoire.

Depuis la libéralisation du marché du secteur funéraire, en 1998, le coût des obsèques a augmenté deux fois et demie plus vite que l’indice des prix à la consommation (hors tabac) !

Inhumation ou crémation : des prix élevés

Ainsi, selon la Confédération des professionnels du funéraire et de la marbrerie (CPFM), il s’élève en moyenne à 4 000 € pour une inhumation et à 3 500 € pour une crémation. "Avec des montants variant du simple au double entre le Nord-Pas-de-Calais d’une part et l’Île-de-France ou la Côte d’Azur d’autre part", avertit Michel Kawnick, président-fondateur de l’Association française de l’information funéraire (Afif).

 

Funérailles : des devis parfois trompeurs

Désormais, qu’il s’agisse d’une société d’économie mixte semi-publique, d’une régie municipale ou d’une société privée, ces structures établissent librement leurs tarifs. D’où l’importance - même en ces moments douloureux - de les mettre en concurrence en réclamant un devis par téléphone. Las, ce premier aperçu se révèle parfois trompeur, car "de plus en plus de sociétés affichent un prix global", alerte Cendrine Chapel, directrice des services aux familles au sein des services funéraires de la Ville de Paris.

Elles englobent ainsi dans leur offre les soins de conservation (appelés aussi soins de thanatopraxie ou IFT), non obligatoires. "Réalisés par des thanatopracteurs, ils consistent à injecter dans le corps plusieurs litres d’un produit aseptique", explique Nelly Chevallier- Rossignol, déléguée générale de la CPFM. Facturés à partir de 180 €, ils incluent aussi la toilette et la présentation du corps (habillage, coiffage, maquillage).

 

Cercueil et corbillard obligatoires

En revanche, le cercueil, avec quatre poignées et une housse intérieure, constitue une dépense incontournable, qu’il s’agisse d’inhumation ou de crémation. Le prix moyen pour un cercueil en chêne comprenant le capiton s’élève à 1 100 €. Pour diminuer les frais, vous pouvez choisir un cercueil en sapin et ne pas opter pour le capiton qui n’est pas obligatoire de même que la plaque d’identification. Plus les finitions sont élaborées, plus le coût s’élève.

 

Outre l’achat du cercueil, la législation impose la location d’un corbillard avec chauffeur. Si la présence des porteurs n’est pas exigée, elle est recommandée, car un cercueil pèse, vide, 80 kg. Selon le CPFM, les coûts de leur prestation et du véhicule s’élèvent à 500 € en moyenne.

 

La majorité des familles endeuillées recourent en outre au conseiller funéraire pour effectuer les démarches administratives (déclaration de décès) et la coordination du convoi funéraire. Compter autour de 250 €. Autres dépenses facultatives mais habituellement engagées : le maître de cérémonie chargé d’assister les proches du défunt, les fleurs, les faire-part et annonces dans la presse. Sans oublier, le cas échéant, l’office religieux.

Par ailleurs, il convient souvent de régler des vacations de police (de 10 à 20 € chacune selon les communes) à la société des pompes funèbres qui les reverse au Trésor public, même si le fonctionnaire ne se déplace pas toujours. Elles sont dues en cas de transport du corps, sans ou avec mise en bière (départ, arrivée), de soins de conservation, de crémation.

 

A noter : A compter du 1er janvier 2011, un modèle de devis d’obsèques standardisé devra être remis à la famille. Ce modèle devrait permettre aux familles de comparer les prix grâce à une présentation standardisée et à l’obligation d’utiliser une terminologie identique. Ce modèle comprend 3 colonnes. La première concerne toutes les prestations obligatoires, la deuxième comprend tout ce qui est optionnel et la troisième colonne correspond à des prestations effectuées par des tiers (achat de concessions avis de décès dans la presse…).

 

Le prix des concessions funéraires

"Les frais de cimetière alourdissent la facture", note Cendrine Chapel. L’inhumation nécessite l’achat de la concession d’un terrain de 2 m2 minimum, dont le prix varie selon la durée et les communes : Belfort demande 258 € pour une concession trentenaire (3 492 € pour une perpétuelle) et Paris facture 728 € la concession décennale (2 461 € la trentenaire et 11 533 € la perpétuelle).

 

Ensuite, on procède soit à l’inhumation en pleine terre, soit à la construction d’un caveau. La première option entraîne des frais de creusement et d’inhumation (400 €, indique la CPFM). La seconde fait grimper la note de 800 à 2 000 € pour un caveau de deux places. L’ajout d’un monument gravé est facturé 1 500 € minimum.

 

Les dépenses liées à l’incinération

Outre le paiement d’une taxe de crémation établie par chaque commune (26 € pour un adulte à Héricourt, en Haute-Saône ; 453,28 € à Marseille), le coût d’une incinération dépend de la destination des cendres. La dispersion dans le "jardin du souvenir" ou en pleine nature est souvent gratuite. Leur dépôt dans un caveau déjà existant implique des frais d’ouverture de sépulture (à partir de 200 €).

 

En l’absence de caveau, on achètera une concession ou une case de columbarium, dont le prix dépend de la durée choisie et de la commune de destination, par exemple 1 068 € à Saverne (Bas-Rhin) pour trente ans. Dispersées ou déposées, les cendres sont remises aux proches dans une urne (de 50 à 700 €).

 

 

Transfert vers une chambre funéraire : gare aux abus !

Lorsqu’une personne meurt dans un établissement de santé, son corps est déposé dans une chambre mortuaire, gratuite les trois premiers jours. Cependant, les centres qui enregistrent moins de 200 décès par an ne sont pas tenus d’offrir ce service. "Certains d’entre eux facturent à la famille le déplacement du corps vers une chambre funéraire, gérée par une société de pompes funèbres", met en garde Michel Kawnick.

Or une clinique qui prend cette décision doit financer le coût du transport et du séjour pendant les trois premiers jours. Une maison de retraite, quant à elle, est autorisée à garder le corps jusqu’à six jours, car elle est considérée comme le domicile du défunt. Si, malgré tout, elle choisit de l’orienter vers une chambre funéraire, elle en assume la charge.

 

http://www.dossierfamilial.com/famille/droit-demarche/prevoir-le-cout-des-obseques,3314,6

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