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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 10:21
Par Léa Strasser le 29/06/12
Usurpation d'identité: comment se protéger?
L'usurpation d'identité est un préjudice très handicapant pour ceux qui en sont victimes. Néanmoins, des précautions simples permettent d'en limiter les risques. 
Ces dernier temps, les cas d'usurpation d'identité se sont multipliés. Le vol de papiers, les paiements sur internet et l'explosion des réseaux sociaux permettent plus facilement les atteintes à la vie privée, voire même l'usurpation d'identité. Le point sur une pratique de plus en plus répandue.

Qu'entend-on par "usurpation d'identité" ?

C'est l'acte qui consiste à utiliser, sans votre accord, des informations permettant de vous identifier. Il s'agit bien sûr de vos nom et prénom, mais aussi de vos adresses postale et électronique, de vos photographies, de vos coordonnées bancaires...

L'usurpation d'identité permet à son auteur d'accomplir des actes, et souvent des délits, à votre insu et en votre nom: contraction de crédits, escroqueries aux prestations sociales, retrait d'argent au guichet d'une banque avec une fausse carte d'identité... 

Pour lutter contre ce fléau, le délit d'usurpation d'identité a été créé l'année dernière: il est sanctionné d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende (article 226-4-1 du code pénal). 

• Comment s'en aperçoit-on?

C'est parce qu'elles cumulent les mauvaises surprises que les victimes finissent par s'en rendre compte: découverts bancaires incompréhensibles, réception injustifiée de factures ou de contraventions, réponses à des annonces jamais passées sur des sites Internet... 

Ainsi, Blandine, à la suite du vol de son sac à main, en 2009, a commencé à recevoir des contraventions de la SNCF pour des trajets qu'elle n'avait pas effectués. Ou bien le très économe Romain, qui a vu sa carte bancairebloquée... Ces deux personnes ont appris ensuite qu'elles étaient en débit sur des comptes qu'elles n'avaient pas ouverts!

Quelles sont les techniques utilisées par les fraudeurs?

Les bonnes vieilles recettes ont encore cours: l'escroc vole votre portefeuille ou récupère des courriers dans vos poubelles ou votre boîte aux lettres. Il lui suffit ensuite d'utiliser vos papiers d'identité ou votre nom. 

Sur Internet, le "phishing" ou "hameçonnage" est désormais bien connu: vous recevez un courriel revêtant toutes les apparences d'un organisme officiel ou d'une banque vous demandant de confirmer vos coordonnées (personnelles et bancaires). Ainsi, depuis deux ou trois ans, des mails frauduleux (voir nos articles) semblant provenir des services fiscaux invitent les contribuables à communiquer leur numéro de carte bancaire pour obtenir un remboursement d'impôt. Rien de plus simple ensuite pour les fraudeurs d'utiliser les numéros des cartes ainsi détournées.

Autre risque, pour l'utilisateur de réseaux sociaux: voir démolir sa réputation par un usurpateur qui aura créé un faux profil ou rédigé de faux commentaires sur Facebook.

Comment s'en prémunir?

Impossible de se protéger totalement des risques d'usurpation d'identité. Mais il existe des précautions simples: verrouillez votre boîte aux lettres et faites relever votre courrier lorsque vous partez en voyage, déchirez tous les documents pouvant vous identifier (tickets de carte bancaire, factures, photocopie de carte Vitale...) avant de les jeter...

Sur Internet, évitez les mots de passe trop simples (mélangez chiffres et lettres) et changez-les régulièrement. Ne cochez pas la case autorisant l'exploitation de vos données quand vous faites une commande (ou, inversement, cochez la case l'interdisant). Et, bien sûr, sécurisez votre connexion Wifi. 

Que faire si l'on est victime d'usurpation d'identité?

Le premier réflexe à avoir est de déposer une plainte auprès de la gendarmerie ou de la police de votre domicile. Ces services la transmettront au procureur de la République. Vous pouvez aussi porter plainte directement auprès de celui-ci, en envoyant un courrier simple au tribunal de grande instance du lieu de l'infraction. 

Ensuite, si vous avez constaté que des données personnelles sont utilisées sans votre accord sur un site Internet, contactez le responsable de ce sitepar lettre recommandée avec avis de réception pour exiger leur suppression. En l'absence de réponse, portez plainte auprès de la Cnil. Et prenez contact avec des associations de victimes, où vous trouverez soutiens juridique et psychologique. 

Faites appel à votre assureur si vous avez souscrit une garantie juridique dans le cadre de votre assurance habitation-responsabilité civile ou une assurance spécifique garantissant les dangers liés à Internet (par ex, le contrat Protection familiale intégr@le d'Axa).

Pour vous aider

Cnil, 01 53 73 22 22 et www.cnil.fr

Fédération nationale d’aide aux victimes et de médiationInavem ou 08 842 846 37, 7 jours sur 7, de 9 h à 21 h. 

Les bureaux d’aide aux victimes, rattachés à 50 tribunaux de grande instance sur le territoire.

À lire:
 Le Petit Guide de la sécurité informatique, sur le site de la préfecture de police de Paris
RST vous recommande la lecture de NOTRE TEMPS et de ses news letters

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Published by VAUTOUR Christine - dans DROIT AUTRE QUE DU TRAVAIL
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