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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 19:29

CO002 - Parties privatives et parties communes

Les parties privatives et parties communes sont définies par le règlement de copropriété qui fixe vos droits et obligations.

  Les parties privatives constituant votre lot sont réservées à votre usage exclusif.
Toutefois vous devez veiller à ne pas porter atteinte aux droits des autres copropriétaires,
par exemple :
.vous ne pouvez appuyer une terrasse sur un mur commun ;
.vous ne pouvez vous approprier une partie du palier qui dessert votre appartement;
.vous ne pouvez modifier la distribution intérieure de votre lot que dans la mesure où ces travaux ne portent pas atteinte à la solidité de l'immeuble et n'affectent pas les parties communes extérieures ;
.vous ne pouvez pas changer la destination de l'immeuble fixée par le règlement de copropriété, elle correspond à l'ensemble des caractéristiques de l'immeuble (conditions d'occupation, situation...);
Le règlement peut interdire l'exercice de toute activité professionnelle, commerciale, artisanale ou industrielle dans votre lot, ou dans votre immeuble ;

  Les parties communes : sont, de manière générale, affectées à l'usage de tous.
Toutefois, chaque copropriétaire doit veiller à ne pas porter atteinte, ni aux droits des autres copropriétaires, ni à la destination de l'immeuble.
par exemple:
.vous ne pouvez faire stationner abusivement votre voiture dans la cour;
.vous ne pouvez encombrer les passages ou les couloirs communs.

Il arrive que certaines parties communes fassent l'objet d'un droit privatif au profit d'un ou plusieurs copropriétaires. (ex : une terrasse).
Sachez qu'un droit de jouissance privatif n'équivaut pas un droit de propriété et qu'il comporte des limites qu'il convient de ne pas dépasser.
.vous ne pouvez pas édifier une construction sur une terrasse sans l'accord de l'assemblée générale.

http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=1864

 

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 19:25

CO001-2 - Le diagnostic technique préalable à la mise en copropriété

La mise en copropriété d'un immeuble construit depuis plus de 15 ans est précédée d'un diagnostic technique.

Ce document établit un constat de l'état apparent de la solidité du clos et du couvert et de celui des conduits, canalisations et équipements de sécurité.

Ce diagnostic technique est porté à la connaissance de tout acquéreur lors de la première vente des lots issus de la division et lors de toute nouvelle mutation réalisée dans un délai de trois ans à compter de la date du diagnostic.

Depuis le 1er juin 2001 tout candidat à l'acquisition d'un lot de copropriété, tout bénéficiaire d'une promesse unilatérale de vente ou d'achat peut également consulter ce document.

L'obligation de communiquer ce document incombe au propriétaire

Ce document est détenu par le syndic. Il remet une copie du document au copropriétaire qui en fait la demande, aux frais de ce dernier.

http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=4366

 

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 19:23

CO1-risque d'exposition au plomb

Le constat de risques d’exposition au plomb dans un immeuble en copropriété construit avant le 1.1.49

L’établissement d’un CREP concerne la copropriété indépendamment de toute transaction immobilière dans deux cas :


  préalablement à l’exécution de travaux portant sur les parties à usage commun d'un immeuble collectif affecté à l'habitation (construit avant le 1.1.49), et pouvant entraîner une altération substantielle des revêtements. Sont visés les travaux susceptibles de produire des poussières ou écailles de peinture (comme les travaux comportant la création d’ouvertures, la rénovation ou le remplacement d’une huisserie par exemple).


  en l’absence de travaux, ces mêmes parties à usage commun devront avoir fait l'objet au plus tard le 12.8.08 d'un constat de risque d'exposition au plomb.

Le constat présente un repérage des revêtements du bien objet du constat et, le cas échéant, dresse un relevé sommaire des facteurs de dégradations du bâti. Un revêtement contient du plomb dès lors que la concentration surfacique en plomb, mesurée à l’aide d’un appareil portable à fluorescence X (ou par prélèvement et analyse en laboratoire pour quelques cas particuliers), est supérieure ou égale à un seuil admis.
La recherche de canalisations en plomb ne fait pas partie du champ d’application du CREP.

Le CREP est réalisé par un contrôleur technique agréé ou par un technicien de la construction qualifié ayant contracté une assurance professionnelle pour ce type de mission.

A compter du 1er novembre 2007, le CREP est réalisé par une personne certifiée conformément aux articles L.271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l'habitation.

Si le constat met en évidence la présence de plomb, le propriétaire doit informer les occupants et les personnes amenées à faire des travaux dans l'immeuble ou la partie d'immeuble concerné et procéder sans attendre aux travaux appropriés pour supprimer le risque d'exposition au plomb, tout en garantissant la sécurité des occupants. Le constat est immédiatement transmis au préfet s’il fait apparaître la présence de facteurs de dégradation du bâti, tels que plancher ou plafond menaçant de s’effondrer ou effondré, moisissures ou tâches d’humidité.

NB : l’obligation d’établir un CREP portant sur les parties à usage commun en cas de travaux ou non ne concerne pas uniquement les immeubles soumis au statut de la copropriété. Le dispositif vise plus largement les immeubles collectifs à usage d’habitation construits avant le 1.1.49, tel un immeuble constitué de plusieurs lots loués appartenant à un seul et même bailleur.

Voir également les mesures destinées à lutter contre le saturnisme infantile, et les autres cas dans lesquels l’établissement d’un CREP est obligatoire (dans la vente d’un bien immobilier et dans les contrats de location.

http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=5800

 

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 19:12

CO001 - Définition de la copropriété

 

La copropriété est une organisation juridique du droit de la propriété ; cette organisation se désigne par l’expression de « statut de la copropriété des immeubles bâtis ».

Il ne faut pas confondre la "copropriété" et la "multipropriété" (« Timeshare ») qui organise la jouissance d’un bien en temps partagé. De même, il convient de distinguer la copropriété (le syndicat des copropriétaires) et les Associations Syndicales Libres (association de propriétaires), l’union de syndicats ou encore le syndicat de forme coopérative, trois personnes morales dont un syndicat des copropriétaires peut être membre.

Le statut est fixé par :
-
la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis ;
-
le décret n° 67-223 du 17 mars 1967 pour l’application de la loi du 10 juillet 1965.

En tant que copropriétaire, vous êtes membre du syndicat des copropriétaires, personne morale de droit privé qui représente l’ensemble des copropriétaires et qui s’exprime par des décisions votées en assemblée générale. Il ne faut pas confondre le « syndicat des copropriétaires » avec le « syndic » qui est le gestionnaire de l’immeuble mandaté par un vote en assemblée générale (le contrat de syndic unit le syndic au syndicat).

Le statut divise les immeubles en « lots » de copropriété. Chaque lot est composé d’une partie privative et d’une quote-part de parties communes. Ainsi, en tant que copropriétaire vous êtes propriétaire d'un lot qui comprend :
- la partie privative qui est la propriété exclusive de chaque copropriétaire ; cet élément privatif est défini par l’article 2 de la loi du 10 juillet 1965 (appartement, place de stationnement, cave, local commercial...),
- une quote-part de parties communes : les parties communes (tout ce qui n’est pas privatif) sont la propriété indivise de tous les copropriétaires qui sont membres du syndicat des copropriétaires ; cet élément commun appartenant à l’ensemble des copropriétaires est défini par les articles 3 et 4 de la loi du 10 juillet 1965 (sol, cour, voie d'accès, toiture...), articles qui ne sont pas d’ordre public (c’est-à-dire que tout règlement de copropriété peut en décider autrement, par exemple par une clause disposant que telle cour est la partie privative du lot n°…).

La part de propriété indivise des parties communes est évaluée en tantièmes (mode de répartition qui retient un nombre de millièmes, par exemple cent ou dix millièmes...). Les tantièmes sont en principe calculés proportionnellement à la valeur de votre lot par rapport à la valeur des autres lots de l'immeuble qui résulte de la consistance, la superficie et la situation des lots (article 5 de la loi du 10 juillet 1965). Le millième est l’unité de division du tout que représente l’immeuble, en mille parties égales. Cette notion permet de connaître la valeur relative de chaque lot et la part que chaque copropriétaire doit acquitter en charges, avances et provisions. Illustration : avoir 100/1000ème c’est être redevable de 10% des charges. Toutefois, il est possible de répartir les tantièmes de parties communes entre les lots d’une autre façon et selon d’autres critères que ceux visés par la loi (en fonction de l’utilisation des lots par exemple). Les tantièmes de parties communes sont fixés par le règlement de copropriété et par l'état descriptif de division qui sont remis lors de la signature de l'acte authentique de vente chez le notaire.

http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=2146

 

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 19:10

Syndic : un guide pour comprendre les règles comptables

(25/07/2007)

Le ministère du logement et de la ville propose en ligne un guide d’information à l’adresse des copropriétaires afin de les aider à mieux comprendre les comptes, tenus par le syndic, qu’ils reçoivent avec les convocations annuelles aux assemblées générales.

Le guide précise que les comptes concernés par le décret du 14 mars 2005 doivent désormais être présentés selon des règles identiques (comptabilité normalisée). Il présente les avantages de ce type de comptabilité : état précis de l’argent rentré et de l’argent sorti, solde de l’exercice écoulé, plus grande facilité pour comparer les évolutions d’une année sur l’autre, poste par poste... Le guide détaille également les différents tableaux devant être fournis qui représentent en fait une photographie de la situation financière du syndicat des copropriétaires (trésorerie, créances, réserves, dettes).

Depuis le 1er janvier 2007, de nouvelles règles de tenue et de présentation des comptes sont applicables dans les immeubles en copropriété pour les syndicats des copropriétaires, qu’ils soient gérés par un syndic professionnel ou par un syndic bénévole (non professionnel).

http://www.service-public.fr/actualites/00594.html

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 18:59

Accueil

A quoi sert le Centre communal d’action sociale ?

 

Le CCAS anime une action générale de prévention et de développement social dans la commune.

L’action des CCAS porte sur quatre types de préoccupations.

• Accueil de la petite enfance : crèches collectives, haltes-garderies, crèches à domicile, relais d’assistantes maternelles…

• Précarité : centres d’hébergement et de réadaptation sociale, foyers pour travailleurs migrants, terrains pour gens du voyage, Samu social…

• Vie des quartiers : centres sociaux, clubs de jeunes, centres de loisirs…

• Grand âge : maisons de retraite, foyers-logements, accueil de jour, services à domicile…

 

A qui s'adresse-t-il ?

Le CCAS est une structure de proximité qui s’adresse à tous les publics, de la petite enfance aux personnes âgées. C’est le deuxième organisme social le plus connu des Français, derrière les caisses d’allocations familiales.

Lorsque les habitants d’une commune cherchent un renseignement ou un service facilitant leur vie quotidienne, que ce soit à propos des modes de garde, des conditions pour toucher le revenu minimum d’insertion (RMI), ou des aides destinées aux personnes âgées ou handicapées, c’est à la mairie puis au CCAS qu’ils se rendent.

 

Quelles sont ses missions ?

 

Le CCAS procède obligatoirement à l’analyse annuelle des besoins sociaux de l’ensemble de la population, à la domiciliation des personnes sans domicile fixe, aux enquêtes sociales en vue d’établir ou compléter les dossiers déposés par les personnes résidant sur la commune.

Il constitue et tient à jour un fichier des bénéficiaires d’une prestation d’aide sociale. Il reçoit et examine les demandes de RMI ou d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et aide les personnes qui demandent la couverture maladie universelle (CMU) à remplir leur dossier.

Sur proposition de son conseil d’administration, il instruit les demandes d’aides financières, remboursables ou pas, pour les familles ou personnes isolées en difficulté. Il offre des prestations en nature ou une prise en charge partielle ou totale des frais de cantine, par exemple.

 

http://www.dossierfamilial.com/html/rub_art_13_1038.html

 

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 18:53

Tourisme

Les lieux de vacances accessibles aux personnes handicapées

(25/07/2007)

Le ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité relaie notamment le site www.guide-accessible.com qui met à disposition des internautes un guide de voyage pour personnes handicapées.

Ce guide, répertoriant de nombreux sites en France métropolitaine, propose aussi des adresses en Outre-Mer, en Belgique, en Espagne et aux Pays-Bas. Toutes les installations adaptées, en particulier pour les logements, sont détaillées et illustrées par des photographies.

La loi handicap du 11 février 2005 affirme la volonté d’associer les personnes handicapées à la vie dans la cité, fixant ainsi des délais de 3 à 10 ans pour la mise en accessibilité des logements, des espaces publics et des transports.

http://www.service-public.fr/actualites/00595.html

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 17:34

Mon employeur peut remplacer le paiement de mes heures supplémentaires par un repos compensateur.

 

Une convention collective, un accord de branche étendu, un accord d’entreprise ou d’établissement peut permettre le remplacement de la majoration de salaire par un repos (repos compensateur de remplacement).

En l’absence d’accord étendu ou d’accord d’entreprise, l’employeur peut mettre en place unilatéralement ce repos compensateur, à condition que le comité d’entreprise - ou en son absence le délégué du personnel -ne s’y oppose pas.

Ces heures supplémentaires, dont le paiement est remplacé en totalité par un repos compensateur, ne sont pas déduites du contingent annuel (220 heures).

Exemple :

 

Une heure supplémentaire payée à 150% peut être remplacée par un repos de une heure et trente minutes.

 

 

Attention : le repos compensateur de remplacement ne dispense pas l’employeur d’accorder le repos compensateur obligatoire. Ces deux repos se cumulent.

 

Article : L 212-5 du code du travail

 

http://www.juritravail.com/qcm.php?reponse1=1&id=111

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 17:32

Votre salaire correspond-il à vos fonctions ?

Actualité Juritravail Lundi 02 Juillet 2007

 

Lorsque l’employeur fixe un salaire il doit tenir compte de certains minimums. Ainsi, il doit obligatoirement verser un salaire au moins égal au Smic, mais il doit également respecter les salaires minimums fixés par la convention collective qui sont la plupart du temps plus élevés que le Smic.

Ce salaire minimum conventionnel varie selon les fonctions exercées.

L’histoire :

Mme. X. a été engagée par la société Y. afin de fabriquer et de commercialiser du fromage.

En consultant la grille de salaire et les classifications de sa convention collective, la salariée avait estimé que l’entreprise ne lui appliquait pas le bon coefficient et que de ce fait sa rémunération était inférieure au salaire minimum conventionnel.

La salariée a saisi le Conseil de prud’hommes afin que lui soit appliqué le bon coefficient et pour également obtenir un rappel de salaire.

Ce qu’en disent les juges :

Les juges ont recherché quelles étaient les tâches de la salariée au sein de l’entreprise. Ils ont constaté que la salariée ne démontrait pas qu’elle pouvait effectuer l’ensemble des travaux de production correspondant au coefficient voulu.

Les juges ont estimé que son activité se limitait à des travaux simples et répétitifs ne demandant aucune formation professionnelle et dont l’adaptation ne nécessitait qu’une mise au courant très sommaire.

Par conséquent, les juges en ont conclu que la salariée ne pouvait prétendre à un coefficient plus élevé.

Ce qu’il faut retenir :

Un salarié qui souhaite savoir si son salaire correspond au salaire minimum prévu par la convention collective doit :

·  Déterminer quelles sont ses fonctions dans l’entreprise

·  Rechercher, dans la grille de classification de sa convention collective, quel coefficient est attribué pour le type de fonctions qu’il exerce

·  Retrouver le salaire minimum conventionnel qui correspond à son coefficient

·  Comparer son salaire avec le salaire minimum conventionnel


Si son salaire est inférieur au salaire minimum fixé par la convention collective, le salarié est en droit de demander, outre l’application du bon coefficient, un rappel de salaire (Notez que le salarié peut demander jusqu'à 5 ans de salaire).

 

Arrêt de la chambre sociale de la cour de cassation du 14 juin 2007 n°06-41718

 

http://www.juritravail.com/archives-news/salaire/518.html

 

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 17:30

Examens

Comment lire son analyse de sang

 

Déchiffrer les grandes lignes d’une analyse de sang permet de comprendre ce qu’elle révèle et de poser les bonnes questions au médecin.

Le sang est une véritable mine d’informations sur l’état de santé. Son analyse permet tout à la fois de surveiller une maladie chronique, de vérifier que tout va bien avant une opération ou de rechercher le dysfonctionnement d’un organe.

Seulement, entre l’hémogramme, la vitesse de sédimentation et les autres paramètres, il y a de quoi s’y perdre ! D’autant que les normes peuvent varier entre les laboratoires.

"Ce sont des moyennes, explique le Dr Isabelle Bernard, médecin-biologiste. Elles peuvent être légèrement différentes d’un laboratoire à l’autre : tout dépend des techniques utilisées."

 

 

Des normes standard pour plus de lisibilité

Actuellement, la profession s’organise afin d’adopter des normes communes. Les résultats d’une analyse doivent être évalués en fonction de l’âge et du sexe du patient, mais aussi du contexte : grossesse, tabagisme ou traitement suivi, par exemple.

Un formidable outil de dépistage précoce

"L’analyse de sang a un bel avenir, prévoit le Dr Isabelle Bernard, médecin-biologiste. Elle va de plus en plus être utilisée comme un outil de dépistage précoce des maladies. Ce sera un formidable moyen de suivre et de contrôler au plus près les traitements.

Par exemple, d’ici quelques années, il sera possible de détecter de nouveaux marqueurs tumoraux et ainsi de dépister à un stade débutant toutes sortes de cancers, notamment ceux de l’estomac et du sein.

Une simple analyse de sang permettra également de savoir très tôt si un cancer diffuse en métastases, en repérant dans le sang les microcellules dangereuses. Il sera également beaucoup plus rapide de détecter une maladie génétique de type myopathie et de mettre en place des mesures préventives avant même qu’elle entre dans sa forme active."

 

 

Hémogramme et formule sanguine

 

L’hémogramme consiste à compter les différents éléments cellulaires du sang que sont les globules blancs, les globules rouges et les plaquettes.

Cet examen est essentiel pour apprécier des perturbations comme l’anémie, une infection bactérienne ou virale ou un problème de coagulation", explique le Dr Bernard. Cette analyse est généralement associée à une "formule sanguine" qui évalue les différents types de globules blancs. Celle-ci renseigne sur la forme d’infection en cause.

Le taux de globules rouges est bas.
Leur diminution associée à celle de l’hémoglobine indique une anémie.
Valeur normale : entre 4 et 5,3 M/ml.

Le taux de globules blancs est élevé.
C’est le signe d’une infection bactérienne ou d’un syndrome inflammatoire, comme par exemple des rhumatismes. En revanche, ils augmentent de façon normale pendant la grossesse et après la pratique d’un sport.

Le taux de globules blancs est bas.
Leur diminution révèle une altération des défenses immunitaires.
Valeur normale : entre 4 000 et 10 000/mm3.

Le taux de plaquettes est bas.
Si leur chute est importante, cela peut bouleverser le processus de coagulation du sang en cas d’hémorragie.
Valeur normale : entre 150 000 et 400 000/mm3.

Le taux de polynucléaires éosinophiles est élevé.
C’est le signe d’une allergie ou d’une infection parasitaire.
Valeur normale : entre 40 et 400/mm3.

Le taux de lymphocytes est élevé.
C’est le signe d’une infection virale comme la grippe.
Valeur normale : entre 1 000 et 4 000/mm3.

Le taux de polynucléaires neutrophiles est élevé.
C’est aussi le signe d’une infection.
Valeur normale : entre 2 000 et 8 000/mm3.

 

 

Uricémie

 

C’est le taux d’acide urique, produit de dégradation des protéines. Il permet de dépister des pathologies comme la goutte.

Le taux est élevé.
C’est la marque d’une prédisposition familiale ou d’une alimentation trop riche en viandes et en abats. Le patient peut alors souffrir de crises de goutte ou présenter des calculs rénaux.

Le taux est bas.
Il diminue de façon physiologique chez l’enfant et la femme enceinte.

Valeur normale : entre 25 et 60 mg/l.

 

 

Vitesse de sédimentation

 

C’est le temps nécessaire aux éléments sanguins (globules blancs, globules rouges et plaquettes) pour se séparer du plasma et se déposer au fond d’un tube à essai posé verticalement.

Elle est exprimée en hauteur de cellules sédimentées mesurée au bout de une et de deux heures. Cette analyse est utilisée dans le dépistage et le suivi des maladies inflammatoires.

Le chiffre est élevé.
Le temps augmente physiologiquement pendant la grossesse et avec l’âge. Il est donc un peu plus important chez les personnes âgées.
Mais une nette augmentation oriente vers une infection bactérienne ou vers un syndrome inflammatoire comme la polyarthrite rhumatoïde.

Le chiffre est bas.
Il diminue dans le cas de prise d’anti-inflammatoire.

Valeur normale : inférieure à 7 mm la première heure, et à 22 mm la deuxième.

 

 

Glycémie

 

 

C’est le dosage sanguin du sucre. Il permet de dépister et de suivre un diabète.

Le taux est bas.
Cela peut indiquer un surdosage en médicament antidiabétique ou un terrain hypoglycémique.

Le taux est élevé.
Si le taux de sucre dépasse 1,25 g/l de sang, c’est qu’il existe un diabète. On effectue alors un autre contrôle à jeun et un dosage de l’"hémoglobine A1C". Celui-ci rend compte de l’équilibre de la glycémie sur les trois derniers mois. Cela permet de s’assurer qu’il s’agit bien d’un diabète et non d’un excès de sucre passager.

Valeur normale : entre 0,8 et 1,25 g/l.

 

 

Taux du cholestérol sanguin

 

C’est la quantité de graisses (lipoprotéines) circulant dans le sang. La mesure du cholestérol total est suffisante pour un contrôle de base.

Pour une analyse plus fine, le biologiste dose les substances qui transportent le cholestérol dans le sang : les HDL (high density lipoproteine) correspondent au "bon" cholestérol, les LDL (low density lipoproteine) au "mauvais".
Ce sont les LDL qui se déposent sur les parois des artères et qui sont facteurs de troubles. Le rapport cholestérol total/HDL permet d’évaluer le risque cardio-vasculaire.

Le taux est élevé.
Le patient présente un risque de maladie cardio-vasculaire.

Le taux est bas.
Une valeur trop faible n’est pas normale non plus. C’est le signe d’un trouble hormonal ou d’une malnutrition.

Valeur normale du cholestérol total : inférieure à 2 g/l.

             

 

 

Triglycérides

 

Ce sont les autres graisses qui circulent dans le sang. Leur dosage permet une évaluation du risque cardio-vasculaire. Présentes en excès, elles favorisent la formation de plaques d’athérome.

Le taux est élevé.
C’est principalement le signe d’un risque cardio-vasculaire.
Mais ce taux est important en cas de surconsommation de sucre, de tabac ou d’alcool. Il s’observe aussi chez les personnes obèses et diabétiques. Et chez les femmes, prendre la pilule peut également faire monter ce taux.

Valeur normale : inférieure à 1,60 g/l.

 

 

Créatinine

 

C’est une protéine qui provient de la dégradation d’un constituant des muscles. Sa concentration est élevée dans le sang quand la capacité d’élimination du rein diminue ou qu’elle est faible. Son dosage permet donc de détecter un dysfonctionnement rénal.

Le taux est bas.
Cela peut faire penser à une myopathie avec atrophie musculaire.

Le taux est élevé.
C’est le signe d’une insuffisance rénale.

Valeur normale : entre 6 et 11 mg/l.

 

 

Antigène prostatique spécifique (PSA)

 

C’est une protéine produite par la prostate. Son dosage permet le diagnostic et le suivi du cancer de la prostate.

Le taux est élevé.
Cela peut évoquer une prostatite aiguë ou un adénome prostatique, deux maladies bénignes, ou encore un cancer de la prostate.

Valeur normale : inférieure à 2,5 µg/l.

 

 

Hormone chorionique gonadotrope (HCG)

 

La HCG est une hormone sécrétée par le placenta dès la nidation de l’embryon dans l’utérus. Si elle est présente dans le sang, c’est que la patiente est enceinte. Son dosage a pour but de détecter une grossesse extra-utérine et, entre la quinzième et la dix-septième semaine de grossesse, un risque de trisomie 21.

Le taux est élevé.
Une valeur anormalement élevée par rapport à la date supposée de la procréation peut indiquer que la patiente attend des jumeaux (deux, voire trois). Combiné aux résultats d’autres marqueurs d’anomalies fœtales, cela peut évoquer une trisomie 21.

Le taux est bas.
Ce peut être le signe d’un avortement spontané ou d’une grossesse extra-utérine.

Valeur normale : entre 200 et 8 000 UI/l dès la deuxième semaine de grossesse, puis ces chiffres doublent tous les deux à trois jours pour atteindre leur maximum, soit 250 000 UI/l, à la fin du premier trimestre.

 

 

Thyréostimuline (TSH)

 

La TSH est une hormone produite par l’hypophyse. Elle agit sur la thyroïde en stimulant la sécrétion des hormones thyroïdiennes. Son dosage permet d’étudier les hyper et hypothyroïdies.

Le taux est bas (inférieur à 0,1 mU/l).
C’est le signe d’une tumeur de l’hypophyse ou d’une hyperthyroïdie, c’est-à-dire que la thyroïde sécrète une trop grande quantité d’hormones dans le sang, ce qui entraîne une augmentation du rythme cardiaque.

Le taux est élevé (supérieur à 0,5 mU/l).
C’est le signe d’une hypothyroïdie, avec à la clé une intense fatigue.

Valeur normale : entre 0,15 et 4,9 mU/l.

http://www.dossierfamilial.com/html/rub_art_21_1177.html
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