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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 16:01

CREATION D’ENTREPRISE, le retour de congé

 

 

A l’issue d’un congé pour création ou reprise d’entreprise, le salarié doit pourvoir réintégrer son précédent emploi ou un emploi similaire.

 

Et attention, un employeur ne peut s’opposer à cette réintégration au prétexte que le salarié refuse de justifier de la création ou de la reprise effective d’une entreprise pendant son absence.

 

Cassation sociale, 1er décembre 2005, n° 04-41394

Note infos – Septembre 2006

 

 

Diffusion : Association RST – Réseau Solidaire par le Travail – 06 21 41 03 89 – assorst@yahoo.frhttp://assorst.over-blog.com

 

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 15:59

CREATION D’ENTREPRISE

 

Simplification des formalités

 

 

Il est désormais juridiquement possible de procéder par voie électronique à une déclaration de création, de modification de situation ou de cessation d’entreprise auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE).

 

Toutefois, dans les faits, le formulaire électronique contenant l’ensemble des données à déclarer ne pourra être téléchargé ou rempli sur le site internet du CFE concerné que lorsque celui-ci sera doté des équipements techniques nécessaires.

 

Décret n° 2006-679 du 9 juin 2006, JO du 10

 

Note infos – Septembre 2006

 

Diffusion : Association RST – Réseau Solidaire par le Travail – 06 21 41 03 89 – assorst@yahoo.frhttp://assorst.over-blog.com

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 15:58

DROIT INDIVIDUEL A LA FORMATION

 

 

Le droit individuel à la formation (DIF) a été peu mobilisé en 2005, puisque seulement 3 % des salariés ont fait une demande de DIF.

 

Rappelons que ce dispositif offre aux salariés ayant au moins un an d’ancienneté dans leur entreprise, un crédit minimal de 20 heures de formation par an, cumulable sur 6 ans, formation en principe dispensée en dehors du teps de travail, et faisant l’objet d’une rémunération par l’employeur équivalant à au moins 50 % du salaire net.

 

Ce faible pourcentage pourrait tenir à la méconnaissance qu’ont les salariés de la dernière réforme de la formation professionnelle.

 

Enquête CEGOS sur la réforme de la formation professionnelle, mars 2006.

 

Note infos – Septembre 2006

 

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 15:55

SITE DE GROUPEMENTS D’EMPLOYEURS

 

 

Créé en 1985 mais modifié plusieurs fois depuis, le dispositif des groupements d’employeurs permet aux petites et moyennes entreprises de mutualiser certains de leurs besoins en main-d’œuvre.

 

Grâce à un tel groupement, chaque entreprise adhérente bénéficie des services d’un ou plusieurs salariés, en fonction de ses besoins.

 

Le site de la Fédération Française des Groupements d’Employeurs (www.ffge.fr) permet aux internautes (employeurs ou salariés) de s’informer sur les avantages de ce dispositif.

 

Information : NOTE D’INFOS – Septembre 2006

 

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 16:29

 

 

 

 

 

Edith PIAFDALIDA – Mireille MATHIEU – Patricia KAASNICOLETTA – France GALL GUILBERT – Joséphine BAKER – Céline DIONFREHEL – Nana MOUSKOURIADAMO – Michel FUGAIN – Jean FERRAT – Léo FERRE – Michel SARDOUBOURVIL – Jacques BREL – Georges BRASSENS – Pascal DANEL – Serge REGGIANI – Charles AZNAVOUR – Mort SHUMAN – Annie CORDY – Tino ROSSIALIBERT – Luis MARIANO – Gilbert BECAUD – Serge LAMAMOULOUDJI – Pierre BACHELET – Joe DASSIN – Marie Paule BELLE – Patrick BRUEL – François FELDMANFERNANDEL – Lisa MINELLILE GRAND ORCHESTRE DU SPLENDID… Extraits de COMEDIES MUSICALESDUOS CELEBRES

 

 

Associations – Comités

 

Résidences

 

Club de 3ème âge

 

Arbre de Noël avec Clowns et Chansons

 

 

Disc-Jockey avec Musique tous publics et jeux :

 

 

Réveillon - Repas dansant - Thé Dansant

 

Mariage - Anniversaire

 

 

Secteur géographique : Région Lyonnaise (autres demandes se renseigner)

 

Contact :   Association « Chansons d’Hier et d’Aujourd’hui »

 

                  Chez Marie-Josée DUMAINE

 

                  20 bis, rue Claude Delaroa

 

                  42000 SAINT-ETIENNE

 

                  Tél : 04 77 33 84 43

 

Partenariat Asso RST – 06 21 41 03 89

 

e-mail : assorst@yahoo.fr  - blog : assorst.over-blog.com

 

 

Septembre 2006

 

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 16:18

Demandeurs d'emploi et reclassement : les aides à votre disposition

 

 

 

La circulaire n°2006-19 du 21 août 2006 fait l'inventaire des aides au reclassement instituées par la convention du 18 janvier 2006 en faveur des demandeurs d'emploi et en détaille la mise en œuvre

 

Aides

 

Objet de l’aide

 

Bénéficiaires

 

Conditions d’attribution

 

Aide à la validation des acquis

 

Couvrir les dépenses relatives :
- aux droits d’inscription auprès de l’organisme certificateur ;
- au financement des prestations d’accompagnement ;
- au financement des actions de VAE proprement dites (frais de déplacement, de copie, de timbre…)
- au financement des actions de formation prescrites en vue de l’obtention de la certification dans sa totalité ;
- au financement des frais de transport, de repas et d’hébergement liés à ces actions.

 

Les bénéficiaires de l’ARE ou ceux justifiant d’une prise en charge au titre de l’ARE.

 

Public prioritaire :
- allocataires justifiant de plus de 20 ans d’activité professionnelle salariée ;
- allocataires âgés de 45 ans et plus ;
- allocataires susceptibles d’obtenir une certification leur permettant d’accéder à des métiers reconnus prioritaires ;
- allocataires en situation de chômage saisonnier ;
- allocataires en situation de cumul d’une allocation d’ARE avec une rémunération.

 

La VAE doit permettre d’obtenir en tout ou partie un diplôme ou un titre professionnel, ou un certificat de qualification professionnelle.

 

Demande de recevabilité à formuler auprès de l’organisme certificateur.

 

Demande d’aide financière transmise à l’ASSEDIC avec la notification de recevabilité de la VAE.

 

La VAE ne doit pas être prise en charge totalement par un autre organisme.

 

Aide spécifique complémentaire au retour à l’emploi

 

Vise à compléter la rémunération d’un contrat de professionnalisation.

 

Les bénéficiaires de l’ARE ou ceux justifiant d’une prise en charge au titre de l’ARE âgés d’au moins 26 ans au jour de l’embauche en contrat de professionnalisation.

 

Le salarié ne doit pas percevoir l’aide différentielle de reclassement, ni bénéficier de l’incitation à la reprise d’emploi par le cumul d’une allocation d’ARE avec une rémunération.

 

L’aide spécifique complémentaire au retour à l’emploi ne peut être attribuée qu’une fois par ouverture des droits.

 

Le salaire du titulaire du contrat de professionnalisation ne doit pas être inférieure au SMIC, ni à 85 % de la rémunération minimale prévue par la convention collective dont relève l’entreprise. Il ne doit pas excéder 120 % du montant de l’ARE à la veille de l’embauche.

 

Aide à l’insertion durable des salariés en CDD

 

Prise en charge des dépenses de formation afférentes au congé individuel de formation.

 

L’allocataire ne doit pas pouvoir justifier des conditions d’activités suivantes :
- 24 mois, consécutifs ou non, en qualité de salarié, qu’elle qu’ait été la nature des contrats successifs, au cours des 5 dernières années ;
- dont 4 mois, consécutifs ou non, sous CDD au cours des 12 derniers mois.

 

Le candidat doit justifier de 6 mois d’activité professionnelle en CDD au cours des 22 mois qui précèdent la fin du CDD.

 

Le candidat doit être en cours d’indemnisation au titre de l’ARE au jour de l’entrée en congé individuel de formation, sachant que le CDD ayant permis l’ouverture des droits à l’ARE doit être celui au titre duquel les conditions d’accès au CIF CDD sont remplies.

 

La demande de CIF doit être déposée après la fin du CDD ouvrant droit au CIF, et non en cours.

 

L’entrée en formation doit avoir lieu dans les 12 mois qui suivent la rupture du CDD.

 

Incitation à la reprise d’un emploi par le cumul d’une allocation d’ARE avec une rémunération

 

Compenser la perte de gains résultant de la diminution de l’activité.

 

L’attribution ou le cumul des allocations est subordonné au caractère réduit de l’activité et à une perte de gain pour le demandeur d’emploi.

 

Exerce une activité réduite, le demandeur d’emploi qui, tous employeurs confondus, n’excède pas 110h dans le mois ou 136h pour les contrats ayant pris fin avant le 18 janvier 2006. Au-delà, il n’y a pas d’indemnisation possible.

 

Les revenus procurés par l’activité réduite ne doivent pas excéder 70 % des revenus antérieurs à la fin du contrat de travail.

 

La durée du cumul ne peut excéder 15 mois ou 18 mois pour les contrats ayant pris fin avant le 18 janvier 2006.

 

 

 

Aides

 

Objet de l’aide

 

Bénéficiaires

 

Conditions d’attribution

 

Aide différentielle de reclassement

 

Compenser la perte de revenus résultant d’un emploi moins bien rémunéré

 

- les allocataires de 50 ans et plus ;

 

- les allocataires, qui au jour de l’embauche, sont pris en charge au titre de l’ARE depuis plus de 12 mois.

 

Le salarié ne doit pas percevoir l’aide incitative au contrat de professionnalisation, ni l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise.

 

L’emploi ne doit pas être repris chez le dernier employeur.

 

Il doit être d’une durée minimum de 30 jours calendaires.

 

La rémunération perçue pour la même durée de travail, doit être inférieure d’au moins 15 % à la rémunération de l’emploi précédent, sans être inférieure à 70 %.

 

Le nombre d’heures mensuelles effectué doit être supérieur à 110h ou 136h selon la date de rupture du contrat précédent.

 

Aide à la reprise ou à la création d’entreprise

 

Apport en vue de la reprise ou de la création d’entreprise

 

Sont concernés les demandeurs d’emploi pris en charge au titre de l’allocation d’ARE au moment de la reprise ou de la création d’entreprise, ainsi que ceux ayant entamé des démarches en vue de reprendre ou créer leur entreprise au cours de leur préavis.

 

Le porteur de projet de reprise ou de création d’entreprise doit pour obtenir l'aide :
- justifier d’un projet validé par la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, ou par un prestataire conventionné par l’Assédic ;
- ne pas bénéficier de l’incitation à la reprise d’un emploi par le cumul de l’ARE avec une rémunération.

 

Aide à l’insertion durable des salariés en situation de chômage saisonnier

 

Les allocataires en situation de chômage saisonnier bénéficient d’un accompagnement personnalisé ayant pour objet de leur permettre d’accéder à un emploi non affecté par les aléas saisonniers.

 

Les allocataires en situation de chômage saisonnier

 

L’aide à la validation des acquis, les aides à la formation et le contrat de professionnalisation sont mobilisés.

 

Aide à la mobilité

 

Les aides à la mobilité sont destinées à couvrir :
- les frais de séjour et de déplacements ;
- les frais de double résidence ;
- les frais de déménagement et tout autre frais liés à ce déménagement.

 

Les bénéficiaires de l’ARE ou ceux justifiant d’une prise en charge au titre de l’ARE.

 

L’embauche doit être réalisée pour un emploi dans le cadre d’un CDI ou d’un CDD d’au moins 12 mois.

 

L’emploi doit être situé dans une localité éloignée du lieu de résidence habituelle.

 

Les aides à la mobilité sont accordées sous réserve qu’elles soient indispensables à la reprise d’activité par l’allocataire.

 

Aide à la formation

 

Prise en charge des frais de formation stricto sensu, des frais de dossier et d’inscription, ainsi que des frais de transport, de repas et d’hébergement restant à la charge de l’allocataire.

 

Allocataires de l’ARE

 

Les actions de formation doivent :
- répondre à des besoins en main d’œuvre identifiés dont la satisfaction nécessite une formation préalable à l’embauche ;
- renforcer les capacités professionnelles des allocataires pour répondre à des besoins de qualification identifiés ou à des tensions du marché du travail sur certains métiers

 

 

 

http://www.juritravail.com/chomage

 

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 16:14

Le CDD seniors : une incitation à l'embauche des plus de 57 ans

 

 

Le code du travail accueille un nouveau contrat à durée déterminée : le CDD seniors

 

Pourquoi un CDD seniors ?

 

Il doit permettre aux salariés seniors d'acquérir, par leur activité, des droits supplémentaires en vue de la liquidation de leur retraite à taux plein

 

Dans quel cas peut-on utiliser ce CDD ?

 

Ce CDD est destiné uniquement aux salariés âgés de plus de 57 ans.

 

En outre, le salarié doit (au choix) :

 

-           être inscrit comme demandeur d’emploi depuis plus de 3 mois

 

-           être en convention de reclassement personnalisé.

 

Quelle est la forme que doit prendre le CDD ?

 

Le CDD doit obligatoirement être écrit

 

Dans le cas contraire, il sera considéré comme étant un contrat à durée indéterminée.
Il ne peut pas y avoir de CDD conclus oralement

 

Quand doit-on transmettre le CDD au salarié ?

 

Le contrat doit être remis au salarié au plus tard deux jours après l’embauche

 

Quelle est la durée maximale du CDD ?

 

En principe, la durée maximale de ce CDD est de 18 mois

 

Peut-on renouveler le CDD seniors ?

 

Le renouvellement est possible une fois, ce qui porte la durée maximale du contrat à 36 mois

 

Le salarié bénéficie-t-il d’une prime de précarité ?

 

En principe, le salarié bénéficiera d’une indemnité de précarité d’un montant de 10 % de la rémunération brute totale qui lui est due.

 

 

Décret n°2006-1070 du 28 août 2006 aménageant les dispositions relatives au contrat à durée déterminée afin de favoriser le retour à l'emploi des salariés âgés

 

 

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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 16:16

Je peux cumuler mes revenus avec les allocations chômage ?

 

principe

Lorsque le demandeur d’emploi retrouve une activité professionnelle, le versement des allocations chômage est en principe suspendu.

 

 

Toutefois, le demandeur d’emploi qui exerce une activité professionnelle occasionnelle ou réduite, régulièrement déclarée peut continuer de percevoir :

 

 

L’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE)

 

 

- totalement pendant 15 mois mais sous certaines conditions

 

 

- partiellement pendant 15 mois mais sous certaines conditions

 

 

Attention ! Pour les demandeurs d’emploi de 50 ans et pour les titulaires de contrats aidés, cette limite de 15 mois ne leur est pas applicable.

 

 

L’allocation d’insertion ou l’allocation de solidarité spécifique dans la limite d’un an.

 

 

Quelles sont les conditions à réunir pour cumuler des revenus et des allocations chômage ?

 

 

Tout d’abord toute personne qui souhaite bénéficier des allocations chômage et plus particulièrement du cumul des revenus avec les allocations chômage doit être inscrite en tant que demandeur d’emploi. Par ailleurs, elle doit informer l’ANPE, dans les 72 heures de l’exercice d’une activité professionnelle et reporter son activité sur la déclaration mensuelle de son Assedic.

 

 

Les conditions de cumul des revenus avec l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE)

 

 

Le demandeur d’emploi peut cumuler l’ARE et ses revenus:

 

 

- si son activité professionnelle ou son activité réduite est d’une durée inférieure ou égale à 110 heures.

 

 

- si cette activité professionnelle lui procure une rémunération mensuelle au plus égale à 70% des rémunérations brutes mensuelles prises en compte pour le calcul de l’ARE.

 

 

- si après la perte d’une partie de ses activités, il en conserve une qui lui procure une rémunération au plus égale à 70% des rémunérations brutes mensuelles perçues avant cette perte.

 

 

Notez qu’en cas de cessation d’activités occasionnelles ou réduites, conservées ou reprises, celles-ci peuvent, dans certaines conditions être prises en compte pour une nouvelle ouverture des droits au chômage.

 

 

Le cumul de l’ARE ave une activité professionnelle non salariée est déterminée selon les modalités fixées par l’accord d’application n° 12 du 18 janvier 2006.

 

 

Les conditions de cumul des revenus avec l’allocation d’insertion ou l’allocation de solidarité spécifique

 

 

Les revenus d’une activité professionnelle peuvent être cumulés avec le versement des allocations d’insertion pendant une durée de 12 mois à compter du début de l’activité sous certaines conditions :

 

 

-          intégralement pendant 6 mois si la rémunération brute mensuelle ne dépasse pas 698,81€

 

 

-          - partiellement du 7ème au 12ème mois civil suivant la reprise d’activité.

 

 

-          Les règles ci-dessus s’appliquent également aux bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique si au terme des 12 mois le nombre total des heures travaillées est inférieur à 750 heures.

 

 

-          Le cumul partiel de l’allocation et du revenu d’activité reste donc possible.

 

 

-          Attention ! La limite maximale de cumul de 12 mois ne concerne pas les personnes âgées de 50 ans et plus.

 

 

Information Juritravail.com : 5 septembre 2006
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15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 14:18

Avoir et être

 

 

Paroles et Musique: Yves Duteil  

 

 

 

 

Loin des vieux livres de grammaire

 

 

Écoutez comment un beau soir

 

 

Ma mère m'enseigna les mystères

 

 

Du verbe être et du verbe avoir...

 

 

 

 

Parmi mes meilleurs auxiliaires

 

 

Il est deux verbes originaux

 

 

Avoir et Être étaient deux frères

 

 

Que j'ai connus dès le berceau

 

 

 

 

Bien qu'opposés de caractères

 

 

On pouvait les croire jumeaux

 

 

Tant leur histoire est singulière

 

 

Mais ces deux frères étaient rivaux

 

 

 

 

Ce qu'Avoir aurait voulu être

 

 

Être voulait toujours l'avoir

 

 

À ne vouloir ni dieu ni maître

 

 

Le verbe Être s'est fait avoir

 

 

 

 

Son frère Avoir était en banque

 

 

Et faisait un grand numéro

 

 

Alors qu'Être, toujours en manque

 

 

Souffrait beaucoup dans son ego

 

 

 

 

Alors qu'Être toujours en manque

 

 

Souffrait beaucoup dans son ego

 

 

 

 

Pendant qu'Être apprenait à lire

 

 

Et faisait ses humanités

 

 

De son côté sans rien lui dire

 

 

Avoir apprenait à compter

 

 

Et il amassait des fortunes

 

 

En avoirs, en liquidités

 

 

Pendant qu'Être, un peu dans la lune

 

 

S'était laissé déposséder

 

 

 

 

Avoir était ostentatoire

 

 

Dès qu'il se montrait généreux

 

 

Être en revanche, et c'est notoire

 

 

Est bien souvent présomptueux

 

 

 

Avoir voyage en classe Affaires

 

 

Il met tous ses titres à l'abri

 

 

Alors qu'Être est plus débonnaire

 

 

Il ne gardera rien pour lui

 

 

 

Alors qu'Être est plus débonnaire

 

 

Il ne gardera rien pour lui

 

 

 

 

 

 

Sa richesse est tout intérieure

 

 

Ce sont les choses de l'esprit

 

 

Le verbe Être est tout en pudeur

 

 

Et sa noblesse est à ce prix...

 

 

 

 

Un jour à force de chimères

 

 

Pour parvenir à un accord

 

 

Entre verbes ça peut se faire

 

 

Ils conjuguèrent leurs efforts

 

 

 

 

Et pour ne pas perdre la face

 

 

Au milieu des mots rassemblés

 

 

Ils se sont répartis les tâches

 

 

Pour enfin se réconcilier

 

 

 

 

Le verbe Avoir a besoin d'Être

 

 

Parce qu'être c'est exister

 

 

Le verbe Être a besoin d'avoirs

 

 

Pour enrichir ses bons côtés

 

 

 

 

t de palabres interminables

 

 

En arguties alambiquées

 

 

Nos deux frères inséparables

 

 

Ont pu être et avoir été

 

 

 

 

Et de palabres interminables

 

 

En arguties alambiquées

 

 

Nos deux frères inséparables

 

 

Ont pu être et avoir été.

 

 

 

 

 

 

 

 

Offert par RST, le 15/08/06

 

 

Tél : 06 21 41 03 89

 

 

assorst@yahoo.fr

 

 

 

 

 
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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 15:45

Biographie

 

 

 

 

 

 

Yves Duteil par Jean Théfaine (Chorus, Ouest-france)

 

 

 

 

 

 

C'est à Paris que naît Yves Duteil, le 24 juillet 1949. Le troisième et dernier enfant d'une famille qui compte déjà un garçon et une fille; une aînée et un cadet qui travaillent aujourd'hui respectivement dans la recherche scientifique et dans le marketing. Une «gentille famille de bijoutiers», dit sa bio officielle, qui exerce dans le XIXe arrondissement de Paris, «Au carillon d'or».

 

 

 

 

 

 

Sur son enfance et son adolescence, Yves ne laisse filer que de rares confidences. Une poignée de souvenirs esquissant la trame d'une vie matériellement sans problème mais affectivement plutôt terne : «Chez nous, on n'était pas très démonstratif au niveau des sentiments. Comme j'étais d'un naturel sensible, je me suis très vite senti en manque d'expression

 

 

 

 

 

 

Dans la famille Duteil, il y a d'abord Robert, le père, dont le comportement, nourri de blessures apparemment inguérissables (lire par ailleurs), va conditionner l'existence des siens et d'Yves singulièrement: «C'était un être difficile d'accès, fermé, avec lequel je n'ai jamais réussi à entrer en contact. C'est cette frustration et cette douleur que j'ai essayé de traduire dans la chanson «Lettre à mon père», qui figure sur mon dernier album.»

 

 

 

 

 

 

L'amour des mots, qui vont devenir «ses compagnons de jeux et de rêve», c'est à sa mère, «férue de langue française», qu'Yves Duteil est censé le devoir. «C'est vrai», dit-il, avant de nuancer : «Je pense aussi avoir hérité de mon grand-père paternel, qui écrivait des poèmes et des petites saynètes. C'était un homme à la fois très rigoureux et beaucoup plus fantaisiste que ma grand-mère qui, elle, était très sévère ; et que je redoutais !»

 

 

 

 

 

 

De sa mère, trop tôt disparue, en 1973, il revendique, autant que le goût des mots, celui de la musique: «Elle avait appris le piano avec un élève d'Alfred Cortot. J'avais 10 ans quand j'ai commencé à le travailler à mon tour, mais je suis resté un autodidacte de cet instrument. (Rire) Je suis toujours très mauvais en solfège, je ne sais toujours pas lire une partition !  D'un autre côté, ça m'a permis d'évoluer en musique de façon particulière, un peu hors-normes. »

 

 

 

 

 

 

Au piano, Yves se souvient avoir «composé des petites choses» mais c'est la guitare, apprise elle aussi au feeling, «à travers plein de reprises», qui va faire basculer sa vie et devenir son inséparable compagne. C'est sur ses six cordes qu'il brode, à 15 ans, ses premières chansons. Chez lui, on écoute alors du classique, mais surtout des variétés de l'époque: les Frères Jacques, Ray Ventura et ses Collégiens, Aglaé, Brassens, Louis Armstrong... «Des 78 tours et des 45 tours», raconte Yves, qui, de son côté, casse sa tirelire pour Polnareff, Les Beatles, Hugues Aufray; avant d'avoir pour la musique brésilienne «une prédilection effrénée» qui dure toujours.

 

 

 

 

 

 

On est en 1966. Notre héros a 17 ans. Au lycée Balzac, avec des copains, il crée un premier orchestre dont il dit « O a beaucoup répété et très peu joué !». Dans la foulée, naissent les Marquis Five, au sein desquels Yves joue de l'orgue farfisa et chante. «Ma spécialité, c'était Polnareff (il esquisse «La poupée qui fait non», «Dame dame», «Miss Blue Jeans»...) mais on reprenait aussi Hugues Aufray et beaucoup de morceaux anglais, notamment de Dylan et de Blood, Sweat and Tears». Rire: «Il doit exister quelque part des cassettes de ça, mais de là à les retrouver !»

 

 

 

 

 

 

Parallèlement à son activité au sein des Marquis Five, Yves Duteil continue à écrire ses propres chansons: «Des trucs que j'ai gardés, influencés par l'air du temps ou des rencontres professionnelles. Mes premières maquettes, je les ai réalisées à domicile, sur des magnétos Uher, un mono et un stéréo. Je faisais le pied de batterie en tapant sur un annuaire ; les percussions avec une boîte en carton et les maracas avec une boîte d'allumettes. Chaque fois que je rajoutais une piste, le souffle augmentait de façon pas possible !»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette passion dévorante pour la chanson inquiète papa Duteil, qui rêve plutôt pour son fils d'une carrière commerciale. C'est ainsi qu'Yves, que son père «ne trouve pas assez assidu», est retiré du lycée Balzac et placé dans un cours privé : «Il voulait que j'assure le coup ; que j'aie mon bac ; que je poursuive des études pour avoir un «vrai» métier, quoi. Il était très soucieux de me voir partir dans quelque chose qu'il désapprouvait profondément. Il imaginait le pire pour moi. (Silence) J'ai dû me battre et louvoyer pour continuer à faire de la musique.»

 

 

 

 

 

 

Quelque part, mai 68 («Sur le coup, ça n'a pas signifié grand chose pour moi. J'étais plus intéressé par le «Mai, Paris mai» de Nougaro que par les événements et par mes études») va changer le cours de la vie d'Yves Duteil qui abandonne du même coup la fac, où il est en première année de science-éco, et l'institut britannique, où il peaufine son anglais. Vaguement, il ajoute : «Après, ça a été un peu au petit bonheur. Une école de commerce, des choses comme ça...»
Des «choses comme ça», dont le service militaire, sur lequel il ne s'étend pas, et des activités inattendues : «Après les événements de mai, mes parents ont jugé bon de m'éloigner un peu. C'est ainsi que je suis parti au club Med comme accompagnateur d'excursion. J'en ai profité pour faire quelques spectacles. Tout en continuant à écrire des chansons, ça m'a permis de découvrir vraiment ce que c'était de se produire devant un public. Au début, j'interprétais des morceaux des autres, puis j'ai rajouté quelques-uns des miens. Jusqu'à en faire un premier récital entier, en 1969, à Porto Petro.»

 

 

 

 

 

 

Au retour du Club, c'est le désœuvrement pour Yves, en quête de travail. Tout en fréquentant le Petit Conservatoire de Mireille, figure légendaire de la chanson française, il se fait la voix et le style aux terrasses des cafés et des restaurants, place de la Contrescarpe : «D'où la Contrescarpe de «La langue de chez nous», qui me doit toujours beaucoup de courrier car, à l'étranger, au Québec en particulier, ils ne savent pas ce que c'est. »

 

 

 

 

 

 

Ce quartier parisien lui porte chance. C'est là qu'il décroche ses premiers contrats dans des cabarets légendaires qui s'appellent L'Écluse et l'Échelle de Jacob : «J'ai notamment remplacé Jacques Debronckaërt et Henri Tachan. Quand ils ne pouvaient pas venir, on m'appelait pour cinq chansons.»

 

 

 

 

 

 

Dans un autre lieu, La Resserre aux Diables («Qui s'est ensuite appelé le Coupe-Choux. Je ne sais même pas si ça existe encore»), le jeune Duteil partage l'affiche avec Olivia Orlandi et Cléo Berger, deux comédiennes issues de « La famille Hernandez » de Geneviève BAÏLAC, une pièce de théâtre à l'ambiance pied-noir, qui vient d'obtenir à Paris un immense succès. Pour Yves, comme pour les «vedettes», ce n'est pas le même tabac : «Le mélange marchait très bien, mais on ne se bousculait pas à l'entrée. Le seuil de remplissage était loin d'être atteint !»

 

 

 

 

 

 

Un soir, au bar, il y a l'auteur-compositeur et producteur Frédéric Botton : «Il me dit: montrez-moi vos chansons. Ce que je fais. Il me dit : c'est formidable; finissez celle-là. C'était « Virages » : un couplet et un début de refrain ! Huit jours plus tard, la chanson est terminée. Frédéric Botton me dit : bon, on enregistre. Et on a enregistré, au studio Pathé ! Avec 40 musiciens et une super rythmique ; le tout orchestré par Alain Goraguer ! Au dos de ce premier 45 tours, sorti presqu'aussitôt, figure un morceau dont j'avais demandé à Charles Level de faire la musique. Ça s'appelle «Remets ta montre à l'heure», mais la postérité n'en a pas gardé un grand souvenir !»

 

 

 

 

 

 

On est en 1972. Yves Duteil a 23 ans et un petit brin de notoriété qu'il essaie d'asseoir en faisant notamment les premières parties de Régine (à Bobino) et de Juliette Gréco (à l'Olympia, à la même affiche que Philippe Chatel, resté un ami fidèle). On l'aperçoit même, comme jeune espoir français, dans un concert new-yorkais. Quatre autres 45 tours sortent chez Pathé, sans grand écho médiatique et public. Le premier album, lui, voit le jour en 1974. Il s'appelle «L'écritoire» et reçoit un bel accueil, sans pour autant faire exploser les hit-parades. La même année, Yves est pourtant couronné au festival de Spa: meilleure chanson ("Quand on est triste") et prix du public.

 

 

 

 

 

 

Mais la consécration n'est pas encore là pour l'intéressé qui accumule les premières parties: Nicoletta à Bobino, mais aussi, en province, Claude François, Joe Dassin, Hugues Aufray, Thierry Le Luron, Michèle Torr... «Les conditions étaient difficiles et, comme la plupart du temps dans ce genre d'exercice, je passais complètement inaperçu, le public attendant, bien sûr, la vedette.»

 

 

 

 

 

 

La rencontre d'Yves et de Noëlle, sa future femme, est déterminante pour la suite : « On a commencé à s'organiser ; à proposer des récitals beaucoup plus modestes, où il y avait cinquante personnes, mais qui venaient pour moi. Là, j'ai vraiment commencé à apprendre mon métier. »

 

 

 

 

 

 

C'est l'époque où Joël Favreau embarque dans l'aventure avec une deuxième guitare. Plus tard se joindront à l'équipée les contrebassistes Benoît Charvet puis Bernard Teissier : « Pour nous, les tournées étaient une fête. On a fait des périples mémorables. Par exemple dans le Périgord ; des endroits où il fait bon vivre, quoi !»

 

 

 

 

 

 

« J'attends », le second album, sort en 1976. Yves admet aujourd'hui qu'à ce moment Noëlle et lui doutent : « On s'est dit : s'ils ne veulent pas de ce que je fais, on va laisser tomber.» Le disque obtient le prix Jeune Chanson décerné par le Haut Comité de la Langue Française. Gérard Violette, qui dirige, à Paris, le Théâtre de la Ville, propose alors à Yves de concevoir un spectacle, en tête d'affiche, avec un quatuor à cordes, pour ses fameuses matinées de 18 h 30. «On savait qu'on tenait là quelque chose de très important. Je me suis mis à écrire comme un fou la matière d'un troisième album qui sortirait en même temps que le spectacle. C'est ainsi que, dans la foulée, sont nés «Le mur de la prison d'en face», «Le petit pont de bois», «Les p'tites casquettes», «Prendre un enfant»...» L'opus, publié en 1977, en pleine période disco/punk/new wave, s'appelle «Tarentelle» et pulvérise les ventes: 1300 000 exemplaires écoulés aujourd'hui, trois 45 tours dépassant chacun les 500 000 unités.

 

 

 

 

 

 

«Tarentelle», la chanson éponyme, «Le petit pont de bois» et, un peu plus tard, «Le mur de la prison d'en face» squattent pendant plusieurs mois les antennes des radios. Il n'en est pas de même pour «Prendre un enfant», dont «le format et la couleur», comme on dit aujourd'hui, semblent hors commerce aux décideurs. «Un an et demi après la sortie de l'album, raconte Yves Duteil, Monique Le Marcis, responsable des programmes à RTL, vient m'écouter au Théâtre des Champs-Elysées. Elle voit la réaction du public sur «Prendre un enfant» et me dit : « Je vais programmer ça comme une chanson nouvelle». En urgence, la maison de disques fait un 45 tours et là, succès énorme: le plus gros de tous !»

 

 

 

 

 

 

 «Parce qu'on avait déjà une vie familiale très riche, on a assumé sans problème la notoriété qui m'est tombée dessus, assure Yves Duteil. Aussitôt après le Théâtre de la Ville, on a cherché à mettre sur pied une tournée française. Encore une fois, la chance était là. Sous la forme d'une malchance. Félix Leclerc est tombé malade et on m'a proposé de le remplacer pour sa tournée française dans les salles qui l'accepteraient. On a emmené avec nous le quatuor à cordes et on a pu jouer dans les théâtres des plus grandes villes de province.»

 

 

 

 

 

 

Scéniquement, Yves Duteil connaît ses temps forts en 1978 et 1979, au prestigieux Théâtre des Champs-Elysées, puis dans les années 80 : trois semaines à l'Olympia en 1982, un mois en 1984 (pour accompagner la sortie de l'album «La statue d'ivoire»), trois semaines en 1987 (avec un triple album live à la clé). Mais il faudrait ajouter bien d'autres lieux et dates, comme le Zénith, en 1990, le Casino de Paris en 1993 et 1997. Des centaines de «moments de partage», comme il aime à les nommer, dont sa récente tournée acoustique (devenue un double CD en 2001) avec le pianiste Michel Précastelli n'est pas le moindre dans son panthéon personnel.

 

 

 

 

 

 

Dans la riche discographie d'Yves Duteil, l'album de 1985 tient une place à part. Y figurent notamment «Jonathan» et «Les mots qu'on n'a pas dit», mais aussi «La langue de chez nous»: «Depuis un an, on essayait de promouvoir les deux premiers titres. C'est une fois encore Monique Le Marcis, dont le flair était vraiment extraordinaire, qui, un jour, nous a conseillé de choisir le troisième. C'est parti aussitôt.» Tellement bien parti que, depuis, cette chanson limpide, dédiée au maître Félix Leclerc, est devenue un hymne à la francophonie bardé de récompenses.

 

 

 

 

 

 

Les récompenses, Yves Duteil en a collectionné beaucoup au fil de sa carrière. Comme le prix de l'académie Charles Cros pour «Tarentelle» (1978),; le prix de la plus exceptionnelle création artistique au Festival d'art de Tokyo pour le disque «Yves Duteil chante pour les enfants», illustré par Martine Delerm (1981) ; le grand prix de la Sacem pour l'album «Pour les enfants du monde entier» (1988) ; le titre de Chevalier des Arts et Lettres décerné par François Mitterrand (1984) ; médaille d'argent de l'Académie française pour «La langue de chez nous» (1986).

 

 

 

 

 

 

La fierté de l'artiste, c'est quand même «Prendre un enfant par la main», un titre qui lui a valu une moisson de lauriers : première des dix plus belles chansons de la décennie RTL (1979), première au sondage Europe 1 des meilleures chansons et meilleure chanson du siècle Notre Temps (1987), première au hit-parade du siècle sondage RTL/Canal + (1988). La totale.

 

 

 

Commentaire de l'auteur: «C'est vertigineux, très lourd à porter. Jamais, déjà, je n'aurais pu imaginer le dixième de ce qui m'est arrivé, mais ça...  Même si la chanson avait déjà dix ans quand ça s'est passé, il a bien fallu que je m'interroge: quoi faire après? Je suis arrivé au terme de quelque chose; soit j'arrête, soit je trouve la suite. Ça a été le début d'une réflexion, d'un deuxième souffle ; profitable au bout du compte. Ça m'a permis de rebondir. J'étais perçu comme un gentil troubadour bucolique, une image qui m'a beaucoup collé aux baskets. Là, j'ai ressenti l'absolue nécessité de passer à un braquet différent

 

 

 

En 1987, il y a bien eu l'album «Ton absence», disque d'or trois semaines après sa sortie, mais c'est en 1990, dans «Blessures d'enfance», qu'Yves commence à se découvrir vraiment. En 1993, il récidive avec «Lignes de vie». En 1994, histoire de démontrer que sa «famille chanson» est éclectique, il se fait plaisir en enregistrant, sous le titre «Entre elles et moi», une série de duos au féminin (Jeanne Moreau, Véronique Sanson, Liane Foly, Enzo Enzo, Véronique Rivière, Dee Dee Bridgewater, sont de la fête) que les radios ignoreront superbement. En 1996, il publie «Touché». L'opus du grand virage, sur lequel figurent des titres particulièrement forts: une chanson sur le leader israélien Yitzhak Rabin, mort assassiné; une autre sur une jeune tibétaine victime du régime chinois ; une troisième, surtout, dans laquelle il évoque son arrière grand-oncle, le capitaine Dreyfus, accusé à tort, à la fin du XIXe siècle, dans une affaire d'espionnage dont il sera finalement blanchi, après avoir été emprisonné en Guyane.

 

 

 

«Auparavant, je n'étais pas armé pour assumer des conflits, affirmer des convictions. Je n'avais pas été vraiment coulé dans ce moule là», explique Yves Duteil qui, avec «Sans attendre», son dernier album, baisse la garde jusqu'à l'intime, sans jamais céder à l'impudeur.

 

 

 

C'est qu'entretemps, il lui a fallu faire face à des blessures de vie qui l'ont vu perdre ce père avec lequel il n'avait jamais pu dialoguer et craindre pour celle qu'il appelle «ma Noëlle». Sa femme d'épaule et de cœur, tellement proche de lui qu'elle est adjointe dans le conseil municipal de Précy-sur-Marne, une commune de 500 habitants, dans la campagne de Seine-et-Marne, dont il est maire depuis 1989; moins par sensibilité politique (même s'il revendique sa fidélité à l'homme Chirac) que par une volonté d'engagement citoyen qui le voit s'investir discrètement dans des associations (médecine, justice...) dont l'enfance meurtrie est souvent le dénominateur commun.

 

 

 

Bien placée dans ses préoccupations, il y a aussi la défense de l'environnement, au premier rang de laquelle la lutte contre les incendies de forêt. Un combat de douze ans qui l'a vu fonder A.P.R.E.S. (Association pour le reboisement des espaces sinistrés); conséquence d'un feu qui, en 1990, ravagea sous ses yeux 800 hectares de cette terre corse où sa fille Martine est née et où il se ressource en famille dès qu'il le peut. De cette aventure est né un «Livre blanc pour y voir plus vert dans les forêts», dont une partie des 75 propositions a été intégrée, en juin 2001, dans la nouvelle loi d'orientation forestière. Parallèlement, Yves Duteil - qui a également signé plusieurs livres pour enfants - est l'auteur de «Ma France buissonnière» (1998, Ed.La Martinière), un ouvrage superbement illustré où il vagabonde de visions fugaces en couleurs alchimiques.

 

 

 

Si on demande à Yves Duteil pourquoi, en mars 1996, il a accepté une «mission chanson» auprès de Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la culture, il répond simplement: «Je savais que, dans cette affaire, il y avait des coups à prendre et pas grand chose à attendre personnellement. Mais je l'ai fait dans le même esprit citoyen qui m'anime par ailleurs. En réclamant, et obtenant, les coudées franches. Mon objectif était de rassembler la profession autour de ses intérêts communs. Je crois avoir été bien accueilli par elle. Je souhaitais que la chanson, comme le cinéma, soit prise en compte comme un art à part entière. Ma mission, qui a duré un an et demi, a donné des fruits mûrs et des fruits un peu moins mûrs. Certaines avancées ont été obtenues, comme la baisse de la TVA sur les petites salles de spectacles, l'obligation pour les fournisseurs de discuter en concurrence avec tous les disquaires et pas seulement la grande distribution, la création et le développement des "Résidences-chanson" sur des scènes nationales, la création d'un hall de la chanson qui devrait bientôt être construit à la Villette... »

Aujourd'hui, Duteil le chanteur se heurte lui-même à un problème qu'il connaît bien: un marché radio et TV où ce qu'il offre n'accroche pas spécialement l'oreille des programmateurs. Il va donc prendre son temps, monter une nouvelle tournée. Riant sous cape du bon tour que son ami Henri Salvador a joué à tous les prévisionnistes en propulsant vers les sommets sa «Chambre avec vue»: «Son succès n'est pas surprenant, dans la mesure où il est totalement mérité. Si vous regardez attentivement, aujourd'hui, le paysage français, vous voyez dominer quoi ? Des chansons de facture très classiques: celles de Cabrel, Bruel, Véronique Sanson. Et celles de Salvador, bien sûr, avec lequel, malgré la différence d'âge, j'ai en commun la culture de la guitare, du blues, de la bossa. C'est rassurant, non ?»

 

 

 

Jean THÉFAINE

 

 

 

 

 

 

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Published by VAUTOUR Christine - dans Yves DUTEIL
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