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Chômeurs : se faire aider par une association

Publié le
Mercredi 18 janvier 2012

 

En période de chômage, rompre l’isolement et se faire aider pour trouver un emploi est essentiel. À côté de Pôle emploi, de nombreuses structures, institutionnelles ou associatives, proposent des solutions pour les chômeurs.

Les chômeurs le savent bien : le dispositif d’accompagnement mis en place par Pôle emploi pour retrouver un travail est rarement suffisant et se déclenche souvent, au bout d’un an, quand le demandeur d’emploi devient un chômeur de longue durée.

Afin de combler ce manque, de nombreuses associations leur viennent en aide et proposent soutien psychologique, ateliers de recherche d’emplois, simulations d’entretien d’embauche… Beaucoup offrent leurs prestations, d’autres demandent une participation modeste, et la plupart fonctionnent avec des bénévoles.

Certaines associations se sont spécialisées dans des publics précis : les femmes, les seniors ou les jeunes diplômés. Toutes permettent de rencontrer des professionnels et d’étoffer son réseau.

Quel que soit son profil, le demandeur d’emploi ne doit pas rester seul, car aujourd’hui répondre aux annonces ne suffit plus pour décrocher un poste.

Chômeurs : une aide pour trouver une formation

Chaque commune dispose d’un centre communal d’action sociale (CCAS) : les demandeurs d’emploi peuvent y trouver une aide pour garder leur enfant, une prise en charge de leurs soins médicaux, de leurs frais de téléphone, obtenir la gratuité des transports en commun…

La ville de Nemours (Seine-et-Marne), par exemple, a mis en place depuis 2008 un système de micro-crédit personnel à faible taux pour aider les Nemouriens à financer un permis de conduire, un achat de matériel informatique, payer une caution pour leur logement, etc.

Depuis 2005, plus de 250 maisons de l’emploi (MDE) ont été créées en France et sont regroupées au sein du Réseau national des Maisons de l’emploi et des Plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE).

Les chômeurs peuvent y solliciter une formation, connaître le marché local de l’emploi, consulter des offres ou tout simplement accéder à un ordinateur… Attention ! Certaines MDE fonctionnent de manière partielle.

 

Les jeunes de 16 à 25 ans peuvent aussi s’adresser à l’une des 427 missions locales, créées en 1982 pour résoudre leurs problèmes d’insertion professionnelle. Les conseillers les aident à bâtir leur projet et peuvent proposer stages et formations.

Un accompagnement pour retrouver un emploi

Face à une situation de chômage qui altère les relations familiales ou l’autorité auprès des enfants, venir dans une association permet de rompre l’isolement, de redonner confiance, explique Sophie Bonnaure, déléguée générale de l’association Solidarités nouvelles face au chômage.

Cette association ne se contente pas d’accompagner individuellement les demandeurs d’emploi, elle crée et finance des « emplois de développement » (emplois administratifs, accueil, conseils, etc.) auprès d’autres associations : 95 en 2010, 130 en 2011.

On rencontre toutes les classes d’âges, des jeunes qui sortent de la fac bardés de diplômes et qui ne savent pas ce qu’est une entreprise, des ingénieurs qui découvrent la difficulté à trouver un emploi, etc., confie Claude Bourguignon, 73 ans, accompagnateur bénévole à Grenoble, où dix emplois de développement ont été créés en 2011.

Les réunions se déroulent dans un endroit neutre (un café) et nous travaillons en binôme. Seul, c’est épuisant ! On recherche les qualités de la personne en jouant à des sortes de jeux de rôles.

Beaucoup d’autres associations proposent un accompagnement personnalisé ou en groupe, comme le Mouvement national des chômeurs et précaires, qui s’investit aussi dans la défense des droits des chômeurs face à Pôle emploi. Certaines ont adopté des démarches originales, comme à Strasbourg où est né, en 2006, le premier « café contact emploi ».

 

 

L’idée de Paul Landowski, alors cadre logistique au chômage, est simple : mettre directement en contact des entreprises qui ont un poste à pourvoir et les candidats dans le cadre particulier d’un café !

 

Ce concept est convivial ; il permet de rencontrer les employeurs d’une façon informelle, ce qui facilite l’entretien, témoigne Corinne, une participante. Même si cela ne débouche pas sur une embauche, cela permet de reprendre de l’assurance.

Pour participer, il suffit de s’inscrire gratuitement en ligne.

 

Une aide à la recherche d'emploi pour les jeunes et les seniors

Des associations tentent de répondre aux difficultés que connaissent les jeunes diplômés et les seniors, populations les plus touchées par le chômage,
ou encore les femmes.

• L’association Force Femmes, installée à Paris mais qui dispose de neuf antennes en régions, a choisi d’accompagner les femmes âgées de plus de 45 ans dans leurs démarches de recherche d’emploi ou de création d’entreprise.

Victime de son succès – ou de la crise ? –, l’association est en surchauffe : en décembre 2011, elle traitait les demandes des femmes inscrites en juin…

 La Cité des métiers de Nanterre (Hauts-de-Seine) a mis en place des ateliers seniors gratuits qui regroupent des demandeurs d’emploi et proposent des modules de formation. Les initiatives des Cités des métiers sont répertoriées sur www.travaillerapres45ans.fr.

• L’Avarap, association qui a pour mission de lutter contre le chômage des cadres, a développé une méthode fondée sur la redéfinition d’un projet professionnel.

Les cadres travaillent en groupe sous la houlette d’un « parrain » et font une sorte de bilan de compétences très poussé qui dure six à huit mois et leur est facturé 370 €. Il se déroule en trois étapes : définir « ce que je suis », puis « ce que je veux » et enfin « ce que je fais ».

Après avoir mis en évidence leurs qualités et défini leur valeur ajoutée, ils ont les outils pour bâtir leur projet.

Si on ne sait pas ce que l’on veut, la recherche d’emploi sera inefficace et on n’obtiendra rien, martèle Catherine Devouge, présidente de l’Avarap.

 

Et la méthode fonctionne : entre 2008 et 2010, le taux de retour à l’emploi des cadres passés par l’association a atteint les 60 %.

 

• L’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (Afij) et ses 50 relais en France proposent gratuitement des informations sur les bassins d’emploi, des modules de formation aux stratégies de recherche d’emploi et des rencontres avec des professionnels pour simuler des entretiens.

Associations pour l'emploi

Financer ses frais de déplacement et d'hébergement

Les chômeurs peuvent bénéficier d’aides de Pôle emploi pour couvrir les frais de déplacement et/ou d’hébergement lorsqu’ils ont un entretien d’embauche. Mais elles sont souvent difficiles à mettre en œuvre (justificatifs, délais).

Il existe d’autres solutions d’hébergements peu onéreux. Par exemple, les bénévoles du Réseau Sam (Solidarité accueil mobilité) offrent aux demandeurs d’emploi un hébergement dans plus de 120 villes de France. Il suffit de s’inscrire sur le site et d’acquitter 10 € de participation aux frais pour une ou deux nuits.

Pour 20 à 30 € par nuit, on peut aussi trouver un hébergement dans l’une des 140 auberges de jeunesse (www.fuaj.org).

 

Pour leur part, les foyers de jeunes travailleurs accueillent ponctuellement des jeunes en recherche d’emploi (www.unhaj.org, www.arfj.asso.fr et www.aljt.com).

 

Des frais pris en charge par Pôle emploi

Les chômeurs peuvent solliciter Pôle emploi ou le conseil régional pour couvrir leurs frais de recherche d’emploi.

  • Transports  : prise en charge des frais de transports sous forme de bons de réservation (avion ou train à tarif réduit)ou de bons de déplacement (frais automobiles).
  • Mobilité : dépenses occasionnées par la reprise d’activité (déplacements, double résidence, déménagement et réinstallation).
  • Permis de conduire : aide financière de Pôle emploi et de certaines régions, si le fait de ne pas disposer du permis auto est un frein à la reprise d’emploi.
  • Garde d’enfant : l’aide à la garde d’enfant pour parent isolé (Agepi) est versée, sous conditions, aux parents d’enfants de moins de 10 ans qui reprennent une activité ou suivent une formation.

Une aide psychologique pour les chômeurs

Certains psychologues estiment que les personnes privées d’emploi souffrent du « syndrome d’invisibilité ». Dans une société marquée par la compétition, ce qui compte pour un individu, c’est son rôle social, ce qu’il possède ou ce qu’il montre. Un chômeur qui ne consomme plus devient « invisible ».

Le chômage est souvent vécu comme un échec qui isole en réduisant le cercle social, qui accroît la passivité, et qui peut conduire à la dépression. Cet état se traduit par différents symptômes : irritabilité, insomnies, problèmes de santé…

Des consultations gratuites sont dispensées dans les Centres médico-psychologiques par des psychologues ou des psychiatres. Le temps d’attente est variable et les interlocuteurs changent fréquemment.

 

Si se confier à un tiers, en face à face, paraît insurmontable, une autre solution consiste à s’adresser aux associations offrant une écoute anonyme, comme SOS amitié, Fil santé jeune ou SOS suicide.

 

Ecoute et soutien

  • CMP. Il existe plusieurs centres médico-psychologiques par département. Se renseigner auprès de sa mairie ou du conseil général.
  • Fil santé jeune. Composer le 3224 ou le 01 44 93 30 74 (coût d’une communication locale) de 8 heures à minuit pour accéder au service d’écoute téléphonique. Chat et forum sur www.filsantejeunes.com.
  • SOS amitié. Le service d’écoute téléphonique est joignable 24 h/24 et 7 J/7. La liste des 50 numéros de proximité figure sur la carte interactive du site www.sos-amitie.org. On peut laisser un courriel ou chatter de 19 heures à 23 heures sur le site.
  • SOS suicide Phénix. 0 825 120 364 (0,15 € d’un poste fixe) de 16 heures à 20 heures ou www.sos-suicide-phenix.org.

Aides locales pour l'emploi

  • Centre communal d’action sociale (CCAS) : s’adresser à sa mairie.
  • Maisons de l’emploi et Plan local pour l’insertion et l’emploi : www.ville-emploi.asso.fr.
  • Missions locales : www.cnml.gouv.fr.

http://www.dossierfamilial.com/chomeurs-se-faire-aider-par-une-association-8496.html?page=5

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