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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 20:25
La prise d’antidépresseurs n’est jamais anodine. Des centaines de milliers de personnes chaque année s’en voient prescrire, sans être suffisamment informées de la durée du traitement et des effets secondaires. A quel moment arrêter le traitement et surtout comment procéder? Les réponses avec le docteur Alain Gérard, psychiatre.

Vous suivez un traitement contre la dépression depuis quelque temps et craignez de ne pas pouvoir vous en passer? Le Dr Alain Gérard, psychiatre, membre du Collectif de Réflexion et d'Etudes sur la Dépression, vous aide à y voir plus clair.

 

• Peut-on se passer d'un traitement antidépresseur?

Non, on ne peut pas se passer d'un traitement si l'on souffre vraiment d'une "dépression-maladie".
Mais oui on peut s'en passer si l'on souffre d'une simple déprime, de difficultés d'adaptation, de stress. 

Comment faire la différence? C'est l'intensité des symptômes et leur durée dans le temps qui mettent sur la voie:
 - se sentir ralenti psychiquement (difficultés à penser, à se concentrer, à éprouver) ou physiquement (fatigue matinale, amaigrissement, économie de geste),
- souffrir d'insomnie particulièrement en dernière partie de nuit, 
- être triste, voir le monde en gris et noir, 
- avoir l'impression d'être nul, voire envisager sa propre fin comme une solution à cette souffrance, sont des signes de maladie dépressive, et la plupart du temps d'ailleurs, c'est l'entourage et non la personne elle-même qui nomme alors la dépression. 

Dans ces cas, les antidépresseurs ont prouvé leur efficacité. Selon chaque personne, le traitement peut être prescrit sur une période de quelques mois ou au long court, et en prévention, lorsqu'il existe un risque de récidive.

• Quand arrêter les antidépresseurs?

Votre médecin vous prescrit des antidépresseurs, n'hésitez pas à lui demander:
- pourquoi il vous les prescrit,
- quels effets secondaires vous risquez de voir surgir, 
- pour quelle durée ce traitement est prévu, 
- comment l'arrêter. 

Qu'il soit psychiatre ou généraliste, il doit pouvoir répondre précisément à ces questions légitimes et prendre le temps de le faire. Une consultation débouchant sur un diagnostic de dépression et la prescription d'antidépresseurs ne doit pas être réglée en dix minutes. Seul un médecin bien formé et disposant de suffisamment de temps peut poser le diagnostic.

La relation de confiance est très importante entre le médecin et vous, etcomprendre son traitement, quel qu'il soit, augmente ses chances de réussite. La décision de l'arrêter doit donc être une décision concertée entre vous deux. 

Trop souvent, les personnes arrêtent le traitement d'elles-mêmes, et brutalement. C'est alors que peut se produire un syndrome de sevrage qui se manifeste par des insomnies, des vertiges, de l'irritabilité, et un retour des symptômes, par exemple. Ce qui peut induire une dépendance psychique: on a si peur de cet état que l'on pense ne plus être capable de se passer de médicaments.

En général, les spécialistes estiment qu'un traitement antidépresseur peut être arrêté à partir du moment où, depuis 3 mois, on est revenu à l'état antérieur à la période dépressive (cet état étant différent pour chacun, il n'y a pas de normalité en la matière). 

• Quels sont les effets secondaires des antidépresseurs?

Même si les nouvelles classes de médicaments présentent moins d'effets secondaires qu'auparavant, certains peuvent toutefois être gênants, comme:
- les troubles érectiles, 
- les troubles digestifs, 
- la sécheresse de la bouche, 
- les tremblements. 

Chez les personnes âgées
, les traitements antidépresseurs doivent être prescrits avec précaution. Car à court et long terme les effets secondaires peuvent être graves: saignements gastriques, confusion, agitation et baisse de tension à l'origine de risques accrus de chutes avec fractures. 

Il est donc très important, plus encore que pour les autres catégories de population, d'évaluer le bénéfice/risque d'une telle prescription et de réévaluer le traitement régulièrement avec le médecin prescripteur. 

 

• Comment arrêter un traitement?

L'arrêt d'un traitement antidépresseur ne se fait jamais seul et toujours progressivement. Les modalités dépendent du médicament et de sa demi-vie, c'est-à-dire du temps pendant lequel des traces subsistent dans l'organisme. Entre deux semaines et deux mois sont nécessaires pour arrêter le traitement dans de bonnes conditions.

Parfois, les antidépresseurs sont associés à d'autre médicaments psychoactifs:
- un hypnotique destiné à lutter contre l'insomnie rebelle. La durée de prescription de ce produit ne doit théoriquement pas excéder deux à quatre semaines selon le type de médicament (recommandation de l'Afssaps),
- un anxiolytique, utilisé contre l'anxiété et les crises d'angoisse, mais sans effet sur la dépression. La durée légale de prescription est limitée à 12 semaines. 

Il ne faut pas confondre ces différentes classes de médicaments qui, on le voit n'ont pas les mêmes indications. Cette configuration modifie les modalités du sevrage et requiert une attention particulière. Chaque médicament doit faire l'objet d'un protocole différent.

 

• Suivre une psychothérapie facilite-t-il l'arrêt du traitement?

Les sujets souffrant de dépression et qui suivent une psychothérapie (quelle qu'elle soit, pourvu que le psychothérapeute soit sérieusement formé et que le patient se sente en confiance) récidivent moins que ceux qui ne prennent que des médicaments. 

Pour autant, en phase aigüe de la maladie dépressive, le fonctionnement même du cerveau est si modifié par la douleur psychique que la parole, les capacités même de penser, d'associer, de se représenter sont atteintes. C'est pourquoi, commencer une thérapie dans cette phase, sans traitement médicamenteux sera peu efficace. 

En revanche, une fois les symptômes stabilisés, les remettre en perspective, leur donner un sens par rapport à son histoire ou travailler sur des stratégies qui permettront de mieux faire face aux accidents de la vie ou au stress, aide:
- à mieux "métaboliser" les événements qui paraissaient auparavant insurmontables, 
- à se sentir moins déstabilisé, moins "agi", par l'extérieur.

• Quelle place pour les médecines douces, le sport, la méditation?

Le millepertuis est présenté comme un antidépresseur naturel. Il n'agit pas de la même manière que les antidépresseurs classiques et n'est donc pas recommandée dans le sevrage de ceux-ci. Toutefois il peut trouver sa place en cas de déprime passagère ou d'anxiété.

Quant à la relaxation, au sport, à la méditation, ces techniques peuvent apporter un mieux-être à une personne trop stressée ou anxieuse. Dans le cas d'une vraie depression-maladie, elles n'ont pas apporté la preuve de leur efficacité. Cependant, une fois le traitement mis en place, elles peuvent être une aide, ne serait-ce que dans la mesure où elles remettent la personne en position d'acteur de sa santé.
 
En savoir plus: 
"Dépression, la maladie du siècle", par le Dr Alain Gérard aux éditions Albin Michel.

http://www.notretemps.com/sante/10011587-antidepresseurs-quand-comment-et-pourquoi-decrocher/6-quelle-place-pour-les-medecines-douces-le-sport-la-meditation.html?xtor

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 20:15

Santé au travail : le 1er juillet 2012 marque l'entrée en vigueur de nombreuses réformes

La loi portant réforme de l'organisation de la médecine du travail et ses décrets d'application ont réformé en profondeur les règles relatives à la santé au travail e au suivi médical des salariés(loi 2011-867 du 20 juillet 2011, décrets 2012-135 et 2012-137 du 30 janvier 2012).

Pour les employeurs, le 1er juillet 2012 sera une date importante puisqu'elle marquera l'entrée en vigueur de nombreuses mesures. Parmi celles-ci, on trouve notamment :
- l'obligation de désigner un salarié comme responsable sécurité, sachant qu'à défaut de compétence en interne, il est possible de recourir à certains intervenants extérieurs (c. trav. art. L. 4644-1 nouveau) ; 
- la possibilité pour certains services de travail d'organiser les visites médicales périodiques selon une périodicité supérieure à 24 mois, sous condition et après aval de la DIRECCTE (c. trav. art. R. 4624-16 modifié) ;
- la réduction des catégories de salariés bénéficiant d'une surveillance médicale renforcée (c. trav. art. R. 4624-18 modifié) ;
- la diminution des situations dans lesquelles une visite de reprise est obligatoire (c. trav. art. R. 4624-22 modifié).

http://rfsocial.grouperf.com/depeches/26452.html

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 18:35

 

 

 

En cas d’arrêt de travail pour maladie survenu pendant son congé annuel payé, le travailleur a le droit de récupérer ultérieurement la période de congé d’une durée équivalente à celle de sa maladie. C’est ce que vient de préciser la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans un arrêt du 21 juin 2012 (affaire C-78/11).

La Cour relève que la finalité du droit au congé annuel payé est de permettre au travailleur de se reposer et de disposer d’une période de détente et de loisirs. Ainsi, cette finalité diffère de celle du droit au congé de maladie, celui-ci permettant au travailleur de se rétablir d’une maladie engendrant une incapacité de travail. La Cour de justice précise que le travailleur peut prendre son congé payé annuel à une époque ultérieure lorsqu’il coïncide avec une période de congé maladie, peu importe que le congé maladie soit accordé avant ou pendant les congés payés. La nouvelle période de prise des congés payés peut être fixée, le cas échéant, en dehors de la période de référence applicable dans l’entreprise.

Cette décision marque un changement par rapport à la jurisprudence antérieure, notamment française. En effet, celle-ci reconnaissait jusqu’à présent le bénéfice d’un report des congés payés lorsque l’arrêt maladie débutait avant les congés payés, mais pas lorsqu’il débutait pendant les congés. Cette nouvelle solution devrait recevoir application en France car la décision de la Cour de justice s’impose aux juridictions nationales qui seraient saisies d’un problème identique.

 

Publié le 05.07.2012 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 17:06
Le 11 juillet 2012, Le Monde a dévoilé un document de l'assurance maladie montrant de fortes disparités régionales quant au remboursement des soins. Le point sur les départements pratiquant plus ou moins de dépassements d'honoraires sur deux interventions courantes: prothèse de la hanche et chirurgie de la cataracte.

Le quotidien Le Monde a publié le 11 juillet 2012 la cartographie des tarifs de soins pratiqués en France, département par département, pour les actes médicaux, notamment en ce qui concerne la prothèse de la hanche, la chirurgie de la cataracte et l'appendicectomie (voir l'article du Monde et ses cartes). 

Ces cartes sont tirées d'un document réalisé par l'assurance-maladie sur les dépassements d'honoraires, que Le Monde s'est procuré. Ce document, explique le quotidien, a été transmis au Conseil de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie, en vue des négociations annoncées par Marisol Touraine, ministre de la santé, pour un encadrement des dépassements d'honoraires. Ces négociations entre les syndicats, l'assurance maladie, les complémentaires santé et le gouvernement, débuteront le 25 juillet 2012.

Ce document montre les fortes disparités de tarification et pointent 37 départements qui offrent moins de 50% des actes médicaux au tarif de la sécurité sociale. Parmi les actes où la disparité est la plus grande: la chirurgie de la cataracte et le la prothèse de la hanche. 

Cataracte: les départements les plus chers, les départements les moins chers

Trois départements se distinguent pour connaître le plus de dépassements d'honoraires en ce qui concerne la chirurgie de lacataracte. Ils ont moins de 20% de leurs actes médicaux au tarif de la sécurité sociale:

Ardenne                                                       Ain
Yonne

Au contraire, treize départements connaissent peu de dépassements d'honoraires. Ainsi, plus de 80% des actes de chirurgie de la cataracte y sont proposés au tarif de la sécurité sociale:

Morbihan                                                      Ile-et-Vilaine
Mayenne                                                      Aube
Moselle                                                        Haute-Saône
Vienne                                                         Creuse
Aveyron                                                       Lozère
Cantal                                                          Lot
Alpes-de-Haute-Provence

 

Prothèse de la hanche: les départements les plus chers, les départements les moins chers

L'Aube est le département qui connaît le plus de dépassement d'honoraires pour la prothèse de la hanche. Moins de 20% de ses actes médicaux respectent le tarif de la sécurité sociale.

Aussi, neuf départements demeurent à un coût élevé. Ils ont moins de 40% de leurs actes médicaux au tarif de la sécurité sociale:

Jura                                                                    Charente-Maritime
Eure                                                                   Cher
Loiret                                                                  Indre-et-Loire
Vaucluse                                                             Ardèche
Yonne 

A l'opposé, 22 départements connaissent peu de dépassements d'honoraires. Ainsi, plus de 80% des prothèses de la hanche sont proposés au tarif de la sécurité sociale: 

Finistère
Côte-d'Armor                                                      Morbihan
Deux-Sèvres                                                       Indre
Loir-et-Cher                                                        Loire
Nièvre                                                                 Ardennes
Meuse                                                                 Moselle
Hautes-Alpes                                                      Alpes-de-Haute-Provence
Haute-Corse                                                       Gers 
Hautes-Pyrénées                                                Ariège
Cantal                                                                 Aveyron
Lozère                                                                Oise
Haute-Saône

Christophe de Galzain le 11/07/12

http://www.notretemps.com/votre-argent/10013034-depassements-dhonoraires-pratique-inegale-selon-departements/2-prothese-de-la-hanche-les-departements-les-plus-chers-les-departements-les-moins-chers.html?xtor=EPR-133-%5Bnews+

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 07:25

La personnalité normale et pathologique

Les structures mentales, le caractère, les symptômes

Jean Bergeret

Collection: Psychismes, Dunod
1996 - 3ème édition - 336 pages - 155x240 mm
EAN13 : 9782100030071 - Prix TTC France 32 €

 

À partir des différents modèles de structuration de la personnalité, l'auteur propose une typologie des caractères et des symptômes et établit les bases d'une pathologie caractérielle: névroses, psychoses et perversité. Cette nouvelle édition revue et corrigée, y compris la bibliographie, est celle d'un "classique" de la collection.

Sommaire

Hypothèses sur les structures de la personnalité. Structure et normalité. La notion de structure de la personnalité. Les grandes structures de base. Les astructurations. Hypothèses sur les problèmes de caractère. Le caractère. Les traits de caractère. La pathologie du caractère. Bibliographie. Index.

Biographie des auteurs
Jean Bergeret
 - Psychiatre, psychanalyste, professeur émérite de psychologie à l'université Louis Lumière Lyon 2.

Publics

Étudiants en DEUG de psychologie; Psychologues et psychothérapeutes en formation

Mots-clés

Psychanalyse : théorie

http://www.dunod.com/sciences-sociales-humaines/psychologie/psychologie-clinique/licence/la-personnalite-normale-et-pathologique

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 11:35


Par Brigitte Blond, avec Christian Piat, chirurgien orthopédiste le 13/03/12


Corriger un hallux valgus (communément appelé "oignon") est le motif numéro un des consultations en podologie et orthopédie. Vers la cinquantaine, le pouce commence à se désaxer vers l'extérieur et les orteils tendent à ressembler à des griffes. Conséquences: inconfort, douleurs, difficultés à se chausser, déformation de l'avant-pied. Des solutions chirurgicales existent.

• Les femmes plus concernées que les hommes

L'hallux valgus touche de trente à quarante femmes pour un homme seulement. Raisons rhumatismales, antécédents familiaux ou pied égyptien (caractérisé par un gros orteil long) en sont souvent la cause. 

A quel moment agir: quand la gêne (à la marche ou esthétique) et/ou la douleur deviennent insupportables. Le "conflit" de l'oignon avec le bord interne de la chaussure déclenche les douleurs ainsi qu'une luxation des orteils (dans les formes les plus évoluées), ou une fracture de fatigue (des 3ème ou 4ème métatarsiens, trop sollicités si l'on est très actif).

 

• Comment se passe l'opération?

Il existe au moins 80 variantes d'opérations, avec ou sans cicatrice, selon l'angle et l'ampleur de l'oignon et les habitudes du chirurgien. Toutes ont en commun de "détordre" le pied et, par le jeu de l'ostéotomie, de réaligner le gros orteil.

L'hospitalisation dure généralement 48 heures, éventuellement une journée seulement, à condition d'habiter à proximité de la clinique et de ne pas vivre isolé. L'intervention se fait sous anesthésie locale.

Elle est prise en charge par l'Assurance maladie avec, dans certains cas, des dépassements d'honoraires. Mieux vaut se renseigner avant (sur le site de l'Assurance maladie: www.ameli.fr).

 

Et les suites de l'opération ?

Armez-vous d'un peu de patience et: d'un pansement, d'une chaussure "postopératoire" qui protège l'avant-pied des fractures, d'anticoagulants pour une semaine, et prévoyez de l'autorééducation.

L'autorééducation consiste à plier, étirer, écarter les orteils et à surélever les pieds au repos. Les douleurs s'éloignent normalement à condition de ne pas marcher trop longtemps après l'intervention. 

L'hallux valgus récidive dans 3% à 5% des cas: soit le chirugien n'a pas assez corrigé la déformation, soit les consignes données pour la suite des événements n'ont pas été suivies attentivement. 

 

En cas d'hallux rigidus

L'hallux rigidus est aussi appelé arthrose du gros orteil. Dans ce cas, l'orteil est encore plus gros que dans le cas de l'hallux valgus. Cette usure des articulations peut apparaître dès 50 ans par des douleurs et une raideur du pouce. Si la mobilisation est trop douloureuse, le chirurgien peut "émonder", c'est-à-dire raboter les formations osseuses (les ostéophytes), que l'on sent sur le dos du pied.

L'autre solution consiste à réaliser une sorte de fracture contrôlée - dite "de recul" (pour diminuer l'arthrose) ou, dans les formes déjà très enraidies, un blocage de l'articulation.

http://www.notretemps.com/sante/10009702-pieds-operation-dun-hallux-valgus-ou-oignon/3-en-cas-dhallux-rigidus.html?xtor=EPR-133-%5BNews+edito+-+30-04-2012%5D

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 20:16

Un décret n°2012-284 du 28 février 2012 a rendu obligatoire la possession d’un éthylotest par le conducteur d’un véhicule terrestre à moteur.
 

Ainsi, le décret oblige tout conducteur d’un véhicule à posséder un éthylotest non usagé, disponible immédiatement. L’éthylotest doit satisfaire aux conditions de validité, notamment sa date de  péremption prévue par le fabricant. Le conducteur d’un véhicule équipé par un professionnel agréé ou par construction d’un dispositif d’anti démarrage par éthylotest électronique ainsi que le conducteur d’un autocar équipé d’un tel dispositif est réputé en règle.
 

Ce texte entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2012 et les sanctions pour défaut de possession d’un éthylotest ou non-conformité de l’éthylotest seront applicables à partir du 1er novembre 2012.
 

Cette actualité est l’occasion de mentionner que cette obligation vaut également pour les employeurs dont les salariés utilisent des véhicules professionnels.
 

 

1.       Les employeurs doivent s’équiper d’éthylotest

 

L’entrée en vigueur du décret du 28 février 2012 sur l’obligation de posséder un éthylotest dans son véhicule met à la charge de l’employeur une autre obligation en ce qui concerne la santé et la sécurité de ses salariés.
 

En effet, ils devront, dès lors, mettre à la disposition de leurs salariés, dans chaque véhicule utilisé à titre professionnel, un éthylotest. Ainsi, le décret vise tout conducteur c'est-à-dire les voitures de société ou les véhicules privé, les voitures de tourisme ou les fourgonnettes, les poids lourd ou même les quads ou les motos, à l'exception toutefois des cyclomoteurs.
 

Cette obligation n’est cependant pas nouvelle. En effet, dans le cadre de leur politique de prévention, les employeurs doivent placer, dans les autocars neufs, un éthylotest anti-démarrage, depuis le 1er janvier 2010. Il s’agit d’un alcootest qui est relié au mécanisme de démarrage du véhicule. Il fonctionne comme un système anti démarrage. Par conséquent, il sera seulement possible de démarrer le véhicule lorsque le test a été fait et que les résultats en sont satisfaisants. Ces éthylotest seront généralisés pour la rentrée scolaire 2015.
 

 

2.       Ce qu’il faut savoir sur les règles mises en place

 

Ce nouveau décret concerne ainsi tout conducteur d’un véhicule terrestre à moteur, y compris les motards et les voitures électriques.
 

Pour les éthylotests que les employeurs doivent mettre dans les véhicules, il peut s’agir d’éthylotest chimique ou  électronique. En cas de contrôle le conducteur devra présenter un éthylotest non usagé, dont la date de péremption n’est pas expirée et qui est certifié selon des normes précises.
 

Concernant les sanctions, une amende de 11 euros pourra être encourue mais uniquement à compter du 1er novembre 2012, et ce afin de permettre à chacun d’être sensibilisé à cette nouvelle obligation. Reste à savoir qui de l’employeur ou du salarié devra payer l’amende. On pourrait penser que puisqu’il revient à l’employeur de mettre ces éthylotest dans les véhicules professionnels et d’en assurer la conformité, ce serait à lui de payer cette amende de 11 euros. 
 

Il convient de rappeler que pour ne pas être en infraction avec le Code de la route, il est interdit de conduire avec un taux d’alcool supérieur à 0,5 grammes par litre de sang, soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré.

 


 

Source : Décret n°2012-284 du 28 février 2012 relatif à la possession obligatoire d’un éthylotest par le conducteur d’un véhicule terrestre à moteur ; Journal officiel du 1er mars 2012

 

Par Juritravail | 07-03-2012

 

http://www.juritravail.com/Actualite/Hygiene-securite-travail-employeur/Id/13788

 

RST vous propose de retrouver de très nombreux articles sur le droit du travail sur le site indiqué ci-avant.

 

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 19:44

Médicaments génériques: efficacité mise en doute

Par Pierre Bienvault (La Croix) le 05/03/12
 
Faut-il faire confiance aux médicaments génériques? Le débat est relancé par l'Académie de médecine qui a publié le 14 février 2012 un rapport mettant en doute leur efficacité. Mais il ne fait pas l'unanimité. 

• Que dit le rapport de l'Académie?

Ce rapport de sept pages, rédigé par le professeur Charles-Joël Menkès, ancien chef du service de rhumatologie de l'hôpital Cochin à Paris, reprend les arguments développés ces dernières années par certains médecins contre les génériques (appelés aussi princeps).

Le rapport souligne qu'un générique n'est pas une "copie conforme" du princeps. S'il doit contenir le même principe actif, il peut avoir une présentation différente (par exemple gélules au lieu de comprimés).

L'excipient, qui donne sa consistance au produit final, peut varier. "Le changement d'excipient peut occasionner des réactions allergiques plus ou moins sévères, notamment avec les formes orales des antibiotiques à usage pédiatrique", souligne le rapport, en ajoutant que les "malades âgés en traitement chronique peuvent être désorientés par les changements d'aspect et de dosage de leurs médicaments habituels".

Faut-il remettre en cause les médicaments génériques ?
Pour le professeur Menkès, l'objectif est "juste de mieux informer" sur les génériques, "sans remettre en cause leur intérêt global".

Le professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue et lui aussi membre de l'Académie, avoue, ne "pas avoir été convaincu" par ce rapport. "Il n'y a aucune raison de douter de l'efficacité et de la sécurité des génériques", affirme ce spécialiste.

Les autorités sanitaires sont sur la même ligne. "Le véritable problème avec les génériques est la perte de confiance dont ils font aujourd'hui l'objet, constatait le 15 février 2012 à l'Assemblée nationale Dominique Maraninchi, le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Le seul moyen d'endiguer ce phénomène est de garantir que leur sécurité est identique à celle des princeps. Elle est même supérieure dans certains cas, un nouveau produit étant souvent mieux étudié et fabriqué dans de meilleures conditions."
Pourquoi la vente de génériques est-elle en recul ?
Pour la première fois, on a constaté en 2011 une légère baisse (– 3 %) du nombre de boîtes vendues en France. "Elle s'explique d'abord par le retrait du marché de certaines spécialités très ‘‘génériquées'' comme le Di-Antalvic. Mais elle est aussi liée à une défiance vis-à-vis des génériques, notamment chez les médecins de plus en plus nombreux à mettre la mention ‘‘non substituable'' sur leurs ordonnances", constate Catherine Bourrienne-Bautista, déléguée générale du Gemme, qui regroupe des fabricants de génériques.

Tout en soulignant que le taux de substitution d'un princeps par un générique demeure élevé (près de 80 %), l'assurance-maladie s'inquiète de son côté pour certains médicaments, en particulier le très prescrit Plavix. Entre mars 2010 et juin 2011, le taux de substitution de ce médicament de prévention cardiovasculaire a baissé de six points, passant de 68 % à 62 %.

Article paru dans La Croix le 28 février 2012.
 
 
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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:31

Patients

Orphanet : le portail européen des maladies rares et des médicaments orphelins

Publié le 08.03.2012 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
 

Malades, familles des malades, chercheurs ou enseignants ? À la suite de la journée internationale des maladies rares du 29 février 2012, découvrez Orphanet, le portail européen d’information sur les maladies rares et les médicaments orphelins.

Ce portail vous donne accès à un inventaire des maladies rares et des médicaments orphelins. Orphanet vous propose également un répertoire des services spécialisés (consultations expertes, laboratoires de diagnostic, essais cliniques, associations de malades...) mais aussi un service d’aide au diagnostic permettant une recherche par signes cliniques et symptômes. Enfin, par le biais d’Orphanet, vous pouvez consulter en ligne une encyclopédie professionnelle des maladies rares, les textes répertoriés étant présentés sous 4 catégories (articles de revue générale, articles de génétique pratique, recommandations pour la prise en charge des malades en situation d’urgence, recommandations pour la pratique clinique).

Ce site est géré par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et co-financé notamment par ce même Institut, par la Direction générale de la santé et par la Commission européenne.

 

http://www.service-public.fr/actualites/00789.html?xtor=EPR-140

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 11:40
  • Lorsqu’un arrêt de travail est prescrit par le médecin, le salarié a plusieurs obligations :

- Il doit adresser les deux premiers volets de l’arrêt (qui comporte 3 volets) au service médical de la caisse d’assurance maladie dans un délai de 48 heures;

 

- il doit adresser le 3ème volet à son employeur (en cas de chômage indemnisé, le 3ème volet est adressé à l’agence Pôle Emploi) dans les délais fixés par la convention collective qui est applicable (en général dans les 2 ou 3 jours suivant l’arrêt de travail) ; l’employeur doit, quant à lui, adresser à la caisse d’assurance maladie une attestation de salaire permettant le versement des indemnités journalières au salarié.

 

Si l’arrêt de travail est prolongé, l’avis de prolongation doit être adressé de la même manière à la caisse et à l’employeur.

  • Peut-on s’absenter de son domicile pendant  un arrêt de travail ?

 

- les sorties autorisées : le médecin peut autoriser les sorties pendant l’arrêt de travail ; il mentionne alors sur l’arrêt « sorties autorisées ». Dans ce cas, l’assuré doit rester présent à son domicile pendant les horaires suivants : de 9h00 à 11h00 et de 14h00 à 16h00 du lundi au dimanche y compris les jours fériés, excepté s’il doit se déplacer pour des soins ou des examens médicaux (art.R323-11-1 du code de la sécurité sociale).

 

En cas de séjour en dehors du département, un accord préalable doit être demandé à la caisse d’assurance maladie.

Si la caisse constate, suite à un contrôle, que ces obligations ne sont pas respectées, le paiement des indemnités journalières peut être réduit ou supprimé.

 

- les sorties libres : par dérogation, le médecin peut autoriser les « sorties libres » ; dans ce cas, l’assuré n’a pas l’obligation de rester au domicile pendant les horaires mentionnés ci-dessus. Le médecin doit indiquer sur l’arrêt de travail les éléments d’ordre médical justifiant que les sorties soient libres.

 

 http://www.juritravail.com/Actualite/maladies-non-professionnelles/Id/13442/

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Published by VAUTOUR Christine - dans SANTE - PSY...
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